[article]
Titre : |
Comparaison entre la latence distale motrice du nerf pudendal, la topographie de la douleur périnéale et le résultat d'infiltrations. Analyse pour 53 patients |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
LE TALLEC H., Auteur ; DUGAST J ; D. VEILLARD, Auteur |
Année de publication : |
2007 |
Article en page(s) : |
P.65-69 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
Périnée Infiltration Névralgie Neuropsychologie |
Résumé : |
Objectif : Étudier la valeur localisatrice de l'allongement de la latence distale motrice du nerf pudendal (LDMNP), par rapport au côté douloureux, dans les douleurs périnéales, ainsi que la valeur prédictive d'un allongement possible de cette latence sur le résultat d'infiltrations.
Matériel et méthodes : Dans le cadre de cette étude rétrospective, 53 patients, ayant consulté entre 2000 et 2004 pour une névralgie pudendale, ont été inclus. La LDMNP a été mesurée par la technique de Saint-Mark, par le même opérateur. Les critères d'évaluation de la latence ont été les suivants : allongement significatif à partir de 6 ms, différence considérée significative entre les deux côtés à partir de 2 ms. Les infiltrations ont été faites par voie périnéale (30 cas) ou transglutéale (huit cas). Le côté de l'infiltration était défini par le côté de la douleur. Les résultats ont été considérés comme bons en cas de disparition de la douleur supérieure à six mois. Une analyse statistique descriptive a été réalisée et le test exact de Fisher utilisé pour les comparaisons.
Résultats : Chez les 53 patients (42 femmes, 11 hommes ; âge moyen 62+12 ans), l'ancienneté de la douleur périnéale, calculée pour 47 patients, était en moyenne de 30 mois+47). Quarante-trois patients avaient une douleur unilatérale ; parmi eux 17 (40 %), avaient une latence augmentée des deux côtés, six (14 %) une latence augmentée du côté de la douleur et cinq (11 %) une latence augmentée du côté controlatéral. Les 15 autres patients ne présentaient pas d'augmentation de la LDMNP. Les douleurs étaient bilatérales chez dix patients. Parmi eux : quatre présentaient des latences augmentées des deux côtés, un uniquement à droite, un uniquement à gauche et quatre avaient des latences normales. Il n'a pas été trouvé de liaison significative entre, d'une part, l'allongement de la LDMNP et, d'autre part, ni l'ancienneté de la douleur ni le résultat des infiltrations, qu'elles aient été périnéales ou transglutéales.
Conclusion : La LDMNP peut être allongée sans correspondre à une neuropathie pudendale compressive et normale sans l'éliminer. La prise en charge des douleurs périnéales nous paraît devoir encore, actuellement, être guidée essentiellement par la clinique. |
Permalink : |
./index.php?lvl=notice_display&id=13512 |
in Annals of physical and rehabilitation medicine > Vol. 50, n°2 (mars 2007) . - P.65-69
[article] Comparaison entre la latence distale motrice du nerf pudendal, la topographie de la douleur périnéale et le résultat d'infiltrations. Analyse pour 53 patients [texte imprimé] / LE TALLEC H., Auteur ; DUGAST J ; D. VEILLARD, Auteur . - 2007 . - P.65-69. Langues : Français ( fre) in Annals of physical and rehabilitation medicine > Vol. 50, n°2 (mars 2007) . - P.65-69
Mots-clés : |
Périnée Infiltration Névralgie Neuropsychologie |
Résumé : |
Objectif : Étudier la valeur localisatrice de l'allongement de la latence distale motrice du nerf pudendal (LDMNP), par rapport au côté douloureux, dans les douleurs périnéales, ainsi que la valeur prédictive d'un allongement possible de cette latence sur le résultat d'infiltrations.
Matériel et méthodes : Dans le cadre de cette étude rétrospective, 53 patients, ayant consulté entre 2000 et 2004 pour une névralgie pudendale, ont été inclus. La LDMNP a été mesurée par la technique de Saint-Mark, par le même opérateur. Les critères d'évaluation de la latence ont été les suivants : allongement significatif à partir de 6 ms, différence considérée significative entre les deux côtés à partir de 2 ms. Les infiltrations ont été faites par voie périnéale (30 cas) ou transglutéale (huit cas). Le côté de l'infiltration était défini par le côté de la douleur. Les résultats ont été considérés comme bons en cas de disparition de la douleur supérieure à six mois. Une analyse statistique descriptive a été réalisée et le test exact de Fisher utilisé pour les comparaisons.
Résultats : Chez les 53 patients (42 femmes, 11 hommes ; âge moyen 62+12 ans), l'ancienneté de la douleur périnéale, calculée pour 47 patients, était en moyenne de 30 mois+47). Quarante-trois patients avaient une douleur unilatérale ; parmi eux 17 (40 %), avaient une latence augmentée des deux côtés, six (14 %) une latence augmentée du côté de la douleur et cinq (11 %) une latence augmentée du côté controlatéral. Les 15 autres patients ne présentaient pas d'augmentation de la LDMNP. Les douleurs étaient bilatérales chez dix patients. Parmi eux : quatre présentaient des latences augmentées des deux côtés, un uniquement à droite, un uniquement à gauche et quatre avaient des latences normales. Il n'a pas été trouvé de liaison significative entre, d'une part, l'allongement de la LDMNP et, d'autre part, ni l'ancienneté de la douleur ni le résultat des infiltrations, qu'elles aient été périnéales ou transglutéales.
Conclusion : La LDMNP peut être allongée sans correspondre à une neuropathie pudendale compressive et normale sans l'éliminer. La prise en charge des douleurs périnéales nous paraît devoir encore, actuellement, être guidée essentiellement par la clinique. |
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