Titre : |
Violence en France |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Michel Wieviorka (1946-....), Directeur de publication, rédacteur en chef |
Editeur : |
Paris : Ed. du Seuil |
Année de publication : |
1999 |
Collection : |
L' Epreuve des faits, ISSN 0750-5078 |
Importance : |
344 p. |
Présentation : |
couv. ill. en coul. |
Format : |
24 cm |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-02-032343-7 |
Prix : |
140 F |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
FRANCE VIOLENCE Criminalité urbaine -- France Violence urbaine -- France -- 1970-.... |
Index. décimale : |
316.624 Violence. Déviance. Délinquance. Isolement social |
Résumé : |
Amazon.fr
Émeutes dans les banlieues, agressions au sein de l'institution scolaire, multiplication des actes de vandalisme ou d'incivilité, généralisation d'un sentiment d'insécurité... Sur ces thèmes d'actualité, fortement médiatisés, le sociologue Michel Wieviorka propose d'analyser les causes de la violence sous ses formes modernes. Cela suppose au préalable de faire la part entre le fantasme et la réalité, entre la mise en scène de la violence par les médias et l'expérience de la violence par ceux qui la vivent au quotidien. L'originalité de l'ouvrage tient alors moins à la réflexion sur les phénomènes qui concourent à la montée de cette violence qu'à la méthode proposée qui consiste à enquêter sur le terrain, auprès des premières victimes de l'insécurité.
Cette approche pragmatique permet de passer de l'analyse à l'action, et l'ouvrage se clôt logiquement sur des recommandations politiques pour faire face à la ségrégation et à la différence culturelle qui alimentent une violence urbaine à laquelle nul ne saurait se résigner. --Madeleine Sorel
Revue de presse
Les débats sur la violence et l'insécurité, qui se déploient sur fond d'images concrètes de voitures incendiées et de réflexions abstraites sur le multiculturalisme, n'ont rien d'aisés et ne peuvent être simplement tranchés. Ils lancent, selon Michel Wieviorka, un défi à la République.
Dans un ouvrage issu d'un important programme de recherche, initié et financé par la RATP, Wieviorka et son équipe du CADIS (Centre d'analyse et d'intervention sociologiques) examinent les formes actuelles de la violence en France. Neuf sociologues, rompus aux enquêtes de terrain et aux entretiens approfondis, ont observé et évalué ses dimensions symboliques et tangibles dans des écoles, à la RATP, dans des quartiers dits " difficiles ", à Saint-Denis, dans la banlieue lyonnaise, à Strasbourg, au Havre.
Pour Wieviorka, la violence est née et continue à se développer en corrélation avec la crise économique, la progression de la précarité et le renforcement de la ségrégation. Cependant elle doit aussi être rapprochée des difficultés de l'Etat républicain jacobin et du modèle d'action publique universaliste qui semble aujourd'hui dépassé. La violence doit ainsi être comprise comme " la maladie sénile d'une société industrielle en déclin et d'institutions républicaines à bout de souffle " et comme " une des modalités de la maladie infantile d'une société qui s'invente ". Il propose, sur un ton résolument militant, une refondation de l'action publique.
" Nous n'en finirons jamais avec la violence, qui constitue une part de toute vie en société, conclut-il, mais nous pouvons la faire singulièrement régresser, dans sa réalité comme dans les représentations qui en circulent ". -- Julien Damon -- -- Futuribles |
Permalink : |
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Violence en France [texte imprimé] / Michel Wieviorka (1946-....), Directeur de publication, rédacteur en chef . - Paris : Ed. du Seuil, 1999 . - 344 p. : couv. ill. en coul. ; 24 cm. - ( L' Epreuve des faits, ISSN 0750-5078) . ISBN : 978-2-02-032343-7 : 140 F Langues : Français ( fre)
Mots-clés : |
FRANCE VIOLENCE Criminalité urbaine -- France Violence urbaine -- France -- 1970-.... |
Index. décimale : |
316.624 Violence. Déviance. Délinquance. Isolement social |
Résumé : |
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Émeutes dans les banlieues, agressions au sein de l'institution scolaire, multiplication des actes de vandalisme ou d'incivilité, généralisation d'un sentiment d'insécurité... Sur ces thèmes d'actualité, fortement médiatisés, le sociologue Michel Wieviorka propose d'analyser les causes de la violence sous ses formes modernes. Cela suppose au préalable de faire la part entre le fantasme et la réalité, entre la mise en scène de la violence par les médias et l'expérience de la violence par ceux qui la vivent au quotidien. L'originalité de l'ouvrage tient alors moins à la réflexion sur les phénomènes qui concourent à la montée de cette violence qu'à la méthode proposée qui consiste à enquêter sur le terrain, auprès des premières victimes de l'insécurité.
Cette approche pragmatique permet de passer de l'analyse à l'action, et l'ouvrage se clôt logiquement sur des recommandations politiques pour faire face à la ségrégation et à la différence culturelle qui alimentent une violence urbaine à laquelle nul ne saurait se résigner. --Madeleine Sorel
Revue de presse
Les débats sur la violence et l'insécurité, qui se déploient sur fond d'images concrètes de voitures incendiées et de réflexions abstraites sur le multiculturalisme, n'ont rien d'aisés et ne peuvent être simplement tranchés. Ils lancent, selon Michel Wieviorka, un défi à la République.
Dans un ouvrage issu d'un important programme de recherche, initié et financé par la RATP, Wieviorka et son équipe du CADIS (Centre d'analyse et d'intervention sociologiques) examinent les formes actuelles de la violence en France. Neuf sociologues, rompus aux enquêtes de terrain et aux entretiens approfondis, ont observé et évalué ses dimensions symboliques et tangibles dans des écoles, à la RATP, dans des quartiers dits " difficiles ", à Saint-Denis, dans la banlieue lyonnaise, à Strasbourg, au Havre.
Pour Wieviorka, la violence est née et continue à se développer en corrélation avec la crise économique, la progression de la précarité et le renforcement de la ségrégation. Cependant elle doit aussi être rapprochée des difficultés de l'Etat républicain jacobin et du modèle d'action publique universaliste qui semble aujourd'hui dépassé. La violence doit ainsi être comprise comme " la maladie sénile d'une société industrielle en déclin et d'institutions républicaines à bout de souffle " et comme " une des modalités de la maladie infantile d'une société qui s'invente ". Il propose, sur un ton résolument militant, une refondation de l'action publique.
" Nous n'en finirons jamais avec la violence, qui constitue une part de toute vie en société, conclut-il, mais nous pouvons la faire singulièrement régresser, dans sa réalité comme dans les représentations qui en circulent ". -- Julien Damon -- -- Futuribles |
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