[article]
Titre : |
L'échographie pleurale : intérêt en kinésithérapie respiratoire |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Aymeric Le Neindre |
Année de publication : |
2019 |
Article en page(s) : |
p. 39-42 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
Échographie kinésithérapie respiratoire |
Résumé : |
Les pathologies pleurales sont fréquemment rencontrées, en ville ou à l’hôpital, dans diverses situations : traumatiques, cancéreuses, postopératoire, décompensation de pathologie cardiaque chronique, etc. On retrouve principalement les épanchements pleuraux et les pneumothorax.
Le pneumothorax se définit par la présence de gaz entre les deux feuillets pleuraux (viscéral et pariétal), tandis que l’épanchement pleural (ou pleurésie) se définit par la présence de liquide ente les deux plèvres. On en différencie 2 types : trans-sudatif ou exsudatif. L’épanchement pleural trans-sudatif est lié à une atteinte de l’équilibre sécrétion/réabsorption par anomalie « mécanique » et l’épanchement exsudatif peut être causé par une atteinte de la plèvre par agression inflammatoire, infectieuse ou néoplasique.
Historiquement, la kinésithérapie est indiquée dans la rééducation des troubles liés aux épanchements pleuraux exsudatifs. Une prise en charge spécifique est définie selon les différentes phases de l’épanchement :
– phase 1 : présence du liquide intra-pleural. Un travail expiratoire en présence de drain ou un travail ventilatoire inspiratoire en l’absence de drain ;
– phase 2 : stade de la fibrose. Un travail inspiratoire intensif est préconisé ;
– phase 3 : pachy-pleurite. Un travail inspiratoire intensif est également préconisé.
Cette chronologie, comme ses modalités, du traitement par kinésithérapie des différents stades de l’épanchement pleural ne bénéficie d’aucune preuve scientifique, et le rationnel physiopathologique justifiant cette prise en charge n’est pas clair.Comme dans de nombreuses autres situations pathologiques, la limite de précision diagnostique des outils utilisés par le kinésithérapeute pour, d’une part mettre en évidence une dysfonction ou une pathologie et, d’autre part pour en suivre son évolution, sont un frein important au développement d’indication précise à la kinésithérapie et à l’évaluation de son efficacité.Dans le contexte des pathologies de la plèvre, l’échographie pourrait être un outil précieux, comparée aux outils habituels : devant un épanchement pleural, les précisions diagnostiques de l’auscultation et de la radiographie thoracique sont respectivement de 61 et 47 % contre 93 % pour l’échographie pulmonaire [1]. L’échographie est donc un outil précis et accessible pour évaluer la plèvre.L’objet de cet article est de rappeler la sémiologie échographique des pathologies pleurales et son utilisation potentielle en kinésithérapie. |
Permalink : |
./index.php?lvl=notice_display&id=78925 |
in Kinésithérapie scientifique > 609 (Mai 2019) . - p. 39-42
[article] L'échographie pleurale : intérêt en kinésithérapie respiratoire [texte imprimé] / Aymeric Le Neindre . - 2019 . - p. 39-42. Langues : Français ( fre) in Kinésithérapie scientifique > 609 (Mai 2019) . - p. 39-42
Mots-clés : |
Échographie kinésithérapie respiratoire |
Résumé : |
Les pathologies pleurales sont fréquemment rencontrées, en ville ou à l’hôpital, dans diverses situations : traumatiques, cancéreuses, postopératoire, décompensation de pathologie cardiaque chronique, etc. On retrouve principalement les épanchements pleuraux et les pneumothorax.
Le pneumothorax se définit par la présence de gaz entre les deux feuillets pleuraux (viscéral et pariétal), tandis que l’épanchement pleural (ou pleurésie) se définit par la présence de liquide ente les deux plèvres. On en différencie 2 types : trans-sudatif ou exsudatif. L’épanchement pleural trans-sudatif est lié à une atteinte de l’équilibre sécrétion/réabsorption par anomalie « mécanique » et l’épanchement exsudatif peut être causé par une atteinte de la plèvre par agression inflammatoire, infectieuse ou néoplasique.
Historiquement, la kinésithérapie est indiquée dans la rééducation des troubles liés aux épanchements pleuraux exsudatifs. Une prise en charge spécifique est définie selon les différentes phases de l’épanchement :
– phase 1 : présence du liquide intra-pleural. Un travail expiratoire en présence de drain ou un travail ventilatoire inspiratoire en l’absence de drain ;
– phase 2 : stade de la fibrose. Un travail inspiratoire intensif est préconisé ;
– phase 3 : pachy-pleurite. Un travail inspiratoire intensif est également préconisé.
Cette chronologie, comme ses modalités, du traitement par kinésithérapie des différents stades de l’épanchement pleural ne bénéficie d’aucune preuve scientifique, et le rationnel physiopathologique justifiant cette prise en charge n’est pas clair.Comme dans de nombreuses autres situations pathologiques, la limite de précision diagnostique des outils utilisés par le kinésithérapeute pour, d’une part mettre en évidence une dysfonction ou une pathologie et, d’autre part pour en suivre son évolution, sont un frein important au développement d’indication précise à la kinésithérapie et à l’évaluation de son efficacité.Dans le contexte des pathologies de la plèvre, l’échographie pourrait être un outil précieux, comparée aux outils habituels : devant un épanchement pleural, les précisions diagnostiques de l’auscultation et de la radiographie thoracique sont respectivement de 61 et 47 % contre 93 % pour l’échographie pulmonaire [1]. L’échographie est donc un outil précis et accessible pour évaluer la plèvre.L’objet de cet article est de rappeler la sémiologie échographique des pathologies pleurales et son utilisation potentielle en kinésithérapie. |
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