[article]
Titre : |
Rupture bilatérale spontanée des tendons quadricipitaux chez une patiente de 85 ans sous hydrocortisone au long cours |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
H. Ripault ; Camille Debacq ; Fanny Hennekine ; Marc Lamande ; Céline Lengelle ; Irène Léger |
Année de publication : |
2019 |
Article en page(s) : |
p. 181-184 |
Langues : |
Français (fre) |
Résumé : |
RÉSUMÉ
Nous rapportons le cas de Mme D., 85 ans, hospitalisée dans les suites de deux chutes de sa hauteur à quinze jours d’intervalle, par dérobement des genoux. Cette patiente totalement autonome a comme principal antécédent un syndrome de Sheehan depuis plus de 40 ans.
Son traitement habituel associe lévothyroxine (50
#956;g/j), fludrocortisone (25 μg/j), hydrocortisone (20 mg/j), calcium
et vitamine D. À son arrivée aux urgences, le diagnostic de rupture bilatérale des tendons quadricipitaux est posé. La patiente bénéficie d’une prise en charge chirurgicale avec réinsertion bilatérale du tendon quadricipital.
Elle est immobilisée 3 mois, a pu reprendre une marche autonome au décours et regagner son domicile.
Les lésions du tendon quadricipital sont des affections rares du système extenseur du genou. Elles peuvent être
traumatiques, le plus souvent unilatérales, liées à la pratique de certains sports chez des sujets jeunes. Elles sont
parfois spontanées et bilatérales et surviennent généralement chez des patients plus âgés dans un contexte de
pathologies associées (diabète, obésité, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, hyperparathyroïdie,
insuffisance rénale chronique, goutte, ostéomalacie) ou de iatrogénie (corticothérapie au long cours, infiltrations répétées de corticoïdes, quinolones, statines).
De façon exceptionnelle, aucune cause favorisante n’est authentifiée.
Le diagnostic est essentiellement clinique à la phase initiale, mais peut nécessiter le recours à l’échographie ou à l’Imagerie par résonnance magnétique (IRM) dans des cas plus complexes.
Le traitement est exclusivement chirurgical et peut donner d’excellents résultats fonctionnels, y compris chez la
personne âgée. |
Permalink : |
./index.php?lvl=notice_display&id=78764 |
in La revue de gériatrie > Tome 44 - n°3 (Mars 2019) . - p. 181-184
[article] Rupture bilatérale spontanée des tendons quadricipitaux chez une patiente de 85 ans sous hydrocortisone au long cours [texte imprimé] / H. Ripault ; Camille Debacq ; Fanny Hennekine ; Marc Lamande ; Céline Lengelle ; Irène Léger . - 2019 . - p. 181-184. Langues : Français ( fre) in La revue de gériatrie > Tome 44 - n°3 (Mars 2019) . - p. 181-184
Résumé : |
RÉSUMÉ
Nous rapportons le cas de Mme D., 85 ans, hospitalisée dans les suites de deux chutes de sa hauteur à quinze jours d’intervalle, par dérobement des genoux. Cette patiente totalement autonome a comme principal antécédent un syndrome de Sheehan depuis plus de 40 ans.
Son traitement habituel associe lévothyroxine (50
#956;g/j), fludrocortisone (25 μg/j), hydrocortisone (20 mg/j), calcium
et vitamine D. À son arrivée aux urgences, le diagnostic de rupture bilatérale des tendons quadricipitaux est posé. La patiente bénéficie d’une prise en charge chirurgicale avec réinsertion bilatérale du tendon quadricipital.
Elle est immobilisée 3 mois, a pu reprendre une marche autonome au décours et regagner son domicile.
Les lésions du tendon quadricipital sont des affections rares du système extenseur du genou. Elles peuvent être
traumatiques, le plus souvent unilatérales, liées à la pratique de certains sports chez des sujets jeunes. Elles sont
parfois spontanées et bilatérales et surviennent généralement chez des patients plus âgés dans un contexte de
pathologies associées (diabète, obésité, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, hyperparathyroïdie,
insuffisance rénale chronique, goutte, ostéomalacie) ou de iatrogénie (corticothérapie au long cours, infiltrations répétées de corticoïdes, quinolones, statines).
De façon exceptionnelle, aucune cause favorisante n’est authentifiée.
Le diagnostic est essentiellement clinique à la phase initiale, mais peut nécessiter le recours à l’échographie ou à l’Imagerie par résonnance magnétique (IRM) dans des cas plus complexes.
Le traitement est exclusivement chirurgical et peut donner d’excellents résultats fonctionnels, y compris chez la
personne âgée. |
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