[article]
Titre : |
Chronic neuropathic pain management in spinal cord injury patients. What is the efficacy of pharmacological treatments with a general mode of administration? (oral, transdermal, intravenous) |
Titre original : |
Douleur neuropathique chronique du blessé médullaire. Quelle est l'efficacité des traitements médicamenteux par voie générale? (orale, transdermique, intraveineuse) |
Type de document : |
texte imprimé |
Année de publication : |
2009 |
Article en page(s) : |
pp.124-141 |
Langues : |
Français (fre) |
Résumé : |
Introduction
Le traitement pharmacologique des douleurs neuropathiques des blessés médullaires reste très difficile malgré l’arrivée de nouvelles molécules sur le marché. Il ne représente qu’une partie des moyens nécessaires à leur prise en charge. À ce jour, peu d’essais cliniques ont été spécifiquement consacrés à ce sujet et la mise en œuvre des traitements se fonde souvent sur des résultats obtenus dans le champ des douleurs neuropathiques périphériques. L’objectif de ce chapitre est de présenter les preuves d’efficacité et de tolérance des traitements pharmacologiques disponibles et de proposer des recommandations thérapeutiques.
Matériel et méthodes
Le travail suit la méthodologie préconisée par la Sofmer. Celle-ci comporte une revue systématique de la littérature sur le sujet effectuée de manière indépendante par deux experts. Les études retenues sont analysées et classées en quatre niveaux de preuve (1 à 4). Les recommandations sont élaborées selon trois niveau (A, B, C). Le texte final est relu et validé par un comité de lecture.
Résultats
À ce jour, seule la prégabaline a fait la preuve de son efficacité dans les douleurs neuropathiques du blessé médullaire (niveau A). La gabapentine a un niveau de preuve plus faible (grade B) mais une preuve d’efficacité de niveau A dans les douleurs neuropathiques périphériques. Ces deux produits peuvent être proposés en première intention, ce d’autant qu’ils bénéficient d’une bonne sécurité d’utilisation. Les antidépresseurs tricycliques peuvent aussi être proposés en premières intention (niveau B dans les douleurs d’origine médullaire associées à des symptômes dépressifs, mais niveau A dans d’autres douleurs neuropathiques), surtout s’il existe des symptômes anxiodépressifs associés. En cas de composante non neuropathique prédominante, le tramadol peut être proposé, seul ou en association avec un antiépileptique. En cas d’échec de ces traitements, les opioïdes forts peuvent constituer des traitements de recours (niveau B, niveau A dans d’autres douleurs neuropathiques). La lamotrigine trouve également sa place à ce niveau, notamment en cas de lésion médullaire incomplète associée à une allodynie (niveau B). En cas de douleurs réfractaires à ces traitements, les cannabinoïdes peuvent être envisagés sur la base d’études positives dans d’autres douleurs centrales. L’utilisation de la kétamine et de la lidocaïne par voie intraveineuse relève de centres spécialisés. Il n’y a pas lieu de prescrire d’emblée une association de plusieurs médicaments, mais deux classes thérapeutiques peuvent être associées secondairement, cas de réponse partielle à un traitement de première ou seconde intention. |
Permalink : |
./index.php?lvl=notice_display&id=24412 |
in Annals of physical and rehabilitation medicine > Vol. 52, n°2 (Mars 2009) . - pp.124-141
[article] Chronic neuropathic pain management in spinal cord injury patients. What is the efficacy of pharmacological treatments with a general mode of administration? (oral, transdermal, intravenous) = Douleur neuropathique chronique du blessé médullaire. Quelle est l'efficacité des traitements médicamenteux par voie générale? (orale, transdermique, intraveineuse) [texte imprimé] . - 2009 . - pp.124-141. Langues : Français ( fre) in Annals of physical and rehabilitation medicine > Vol. 52, n°2 (Mars 2009) . - pp.124-141
Résumé : |
Introduction
Le traitement pharmacologique des douleurs neuropathiques des blessés médullaires reste très difficile malgré l’arrivée de nouvelles molécules sur le marché. Il ne représente qu’une partie des moyens nécessaires à leur prise en charge. À ce jour, peu d’essais cliniques ont été spécifiquement consacrés à ce sujet et la mise en œuvre des traitements se fonde souvent sur des résultats obtenus dans le champ des douleurs neuropathiques périphériques. L’objectif de ce chapitre est de présenter les preuves d’efficacité et de tolérance des traitements pharmacologiques disponibles et de proposer des recommandations thérapeutiques.
Matériel et méthodes
Le travail suit la méthodologie préconisée par la Sofmer. Celle-ci comporte une revue systématique de la littérature sur le sujet effectuée de manière indépendante par deux experts. Les études retenues sont analysées et classées en quatre niveaux de preuve (1 à 4). Les recommandations sont élaborées selon trois niveau (A, B, C). Le texte final est relu et validé par un comité de lecture.
Résultats
À ce jour, seule la prégabaline a fait la preuve de son efficacité dans les douleurs neuropathiques du blessé médullaire (niveau A). La gabapentine a un niveau de preuve plus faible (grade B) mais une preuve d’efficacité de niveau A dans les douleurs neuropathiques périphériques. Ces deux produits peuvent être proposés en première intention, ce d’autant qu’ils bénéficient d’une bonne sécurité d’utilisation. Les antidépresseurs tricycliques peuvent aussi être proposés en premières intention (niveau B dans les douleurs d’origine médullaire associées à des symptômes dépressifs, mais niveau A dans d’autres douleurs neuropathiques), surtout s’il existe des symptômes anxiodépressifs associés. En cas de composante non neuropathique prédominante, le tramadol peut être proposé, seul ou en association avec un antiépileptique. En cas d’échec de ces traitements, les opioïdes forts peuvent constituer des traitements de recours (niveau B, niveau A dans d’autres douleurs neuropathiques). La lamotrigine trouve également sa place à ce niveau, notamment en cas de lésion médullaire incomplète associée à une allodynie (niveau B). En cas de douleurs réfractaires à ces traitements, les cannabinoïdes peuvent être envisagés sur la base d’études positives dans d’autres douleurs centrales. L’utilisation de la kétamine et de la lidocaïne par voie intraveineuse relève de centres spécialisés. Il n’y a pas lieu de prescrire d’emblée une association de plusieurs médicaments, mais deux classes thérapeutiques peuvent être associées secondairement, cas de réponse partielle à un traitement de première ou seconde intention. |
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