[article]
Titre : |
Stroke in the under-75S: Expectations, concerns and needs |
Titre original : |
L'accident vasculaire cérébral avant 75 ans : attentes et besoins d'aide |
Type de document : |
texte imprimé |
Année de publication : |
2009 |
Article en page(s) : |
pp.525-537 |
Langues : |
Français (fre) |
Résumé : |
De très nombreuses études ont évalué le devenir fonctionnel après accident vasculaire cérébral (AVC) à l’aide d’échelles fonctionnelles, mais il est nécessaire pour planifier les aides et les ressources à mettre en œuvre de disposer aussi de données détaillées sur les conditions de vie, les besoins d’aide et les attentes de ces patients à distance de l’AVC.
Objectifs
Évaluer chez des patients victimes d’AVC constitué l’autonomie, les aménagements du domicile, les soins de rééducation, les aides techniques et les aides humaines nécessaires et recueillir leurs attentes un à deux ans après l’attaque.
Matériel et méthodes
Soixante-et-un patients parmi 94 hospitalisés de façon consécutive pour un premier AVC en unité de neurologie spécialisée ont été revus ou interrogés par téléphone 17 mois en moyenne après l’attaque cérébrale. Nous avons limité l’étude aux patients âgés de moins de 75 ans, car dans notre ville les patients d’âge supérieur font l’objet d’une filière différente, spécifique, de réadaptation gériatrique. Le recueil des données comportait les documents habituels à cette pathologie : index de Barthel, activités instrumentales de la vie courante (IADL) de Lawton, ainsi qu’un relevé des aménagements matériels et des aides utilisées.
Résultats
Une seule patiente a été institutionnalisée. Tous les autres patients vivaient à domicile, mais 23 (34 %) avaient procédé à des aménagements, ou avaient déménagé. Sept patients (11 %) n’étaient pas autonomes dans la vie quotidienne et 11 présentaient des difficultés pour les actes élaborés de la vie domestique et sociale. La récupération fonctionnelle des autres sujets paraissait globalement bonne : 82 % des patients présentaient un index de Barthel supérieur ou égal à 90 et 64 % un IADL à 4. Un état dépressif selon les critères diagnosis and statistical manual (DSM IV-R) était retrouvé chez 25 patients (41 %). En analyse univariée, le besoin d’aide était indépendant de l’âge et du sexe, il était corrélé à l’index de Barthel, au score IADL de Lawton et à la présence d’une dépression. Cependant, 23 patients utilisaient une ou plusieurs aides techniques et 28 faisaient appel à une aide humaine, dont 23 patients dont l’autonomie était pourtant jugée complète. Les attentes principales des patients concernaient la diminution de l’autonomie et des loisirs, et les préoccupations financières. Les attentes principales des familles concernaient les délais d’attente, la complexité des démarches administratives ainsi que le manque d’information ressenti par rapport aux aides possibles.
Discussion et conclusion
Les échelles fonctionnelles évaluant l’autonomie dans la vie quotidienne sont utiles pour faire de la prédiction générale du devenir des AVC, mais insuffisantes pour évaluer les besoins d’aide, qui sont parfois plus élevés que le degré d’autonomie ne le laissait prévoir. |
Permalink : |
./index.php?lvl=notice_display&id=24377 |
in Annals of physical and rehabilitation medicine > Vol. 52, n°7-8 (Septembre-octobre 2009) . - pp.525-537
[article] Stroke in the under-75S: Expectations, concerns and needs = L'accident vasculaire cérébral avant 75 ans : attentes et besoins d'aide [texte imprimé] . - 2009 . - pp.525-537. Langues : Français ( fre) in Annals of physical and rehabilitation medicine > Vol. 52, n°7-8 (Septembre-octobre 2009) . - pp.525-537
Résumé : |
De très nombreuses études ont évalué le devenir fonctionnel après accident vasculaire cérébral (AVC) à l’aide d’échelles fonctionnelles, mais il est nécessaire pour planifier les aides et les ressources à mettre en œuvre de disposer aussi de données détaillées sur les conditions de vie, les besoins d’aide et les attentes de ces patients à distance de l’AVC.
Objectifs
Évaluer chez des patients victimes d’AVC constitué l’autonomie, les aménagements du domicile, les soins de rééducation, les aides techniques et les aides humaines nécessaires et recueillir leurs attentes un à deux ans après l’attaque.
Matériel et méthodes
Soixante-et-un patients parmi 94 hospitalisés de façon consécutive pour un premier AVC en unité de neurologie spécialisée ont été revus ou interrogés par téléphone 17 mois en moyenne après l’attaque cérébrale. Nous avons limité l’étude aux patients âgés de moins de 75 ans, car dans notre ville les patients d’âge supérieur font l’objet d’une filière différente, spécifique, de réadaptation gériatrique. Le recueil des données comportait les documents habituels à cette pathologie : index de Barthel, activités instrumentales de la vie courante (IADL) de Lawton, ainsi qu’un relevé des aménagements matériels et des aides utilisées.
Résultats
Une seule patiente a été institutionnalisée. Tous les autres patients vivaient à domicile, mais 23 (34 %) avaient procédé à des aménagements, ou avaient déménagé. Sept patients (11 %) n’étaient pas autonomes dans la vie quotidienne et 11 présentaient des difficultés pour les actes élaborés de la vie domestique et sociale. La récupération fonctionnelle des autres sujets paraissait globalement bonne : 82 % des patients présentaient un index de Barthel supérieur ou égal à 90 et 64 % un IADL à 4. Un état dépressif selon les critères diagnosis and statistical manual (DSM IV-R) était retrouvé chez 25 patients (41 %). En analyse univariée, le besoin d’aide était indépendant de l’âge et du sexe, il était corrélé à l’index de Barthel, au score IADL de Lawton et à la présence d’une dépression. Cependant, 23 patients utilisaient une ou plusieurs aides techniques et 28 faisaient appel à une aide humaine, dont 23 patients dont l’autonomie était pourtant jugée complète. Les attentes principales des patients concernaient la diminution de l’autonomie et des loisirs, et les préoccupations financières. Les attentes principales des familles concernaient les délais d’attente, la complexité des démarches administratives ainsi que le manque d’information ressenti par rapport aux aides possibles.
Discussion et conclusion
Les échelles fonctionnelles évaluant l’autonomie dans la vie quotidienne sont utiles pour faire de la prédiction générale du devenir des AVC, mais insuffisantes pour évaluer les besoins d’aide, qui sont parfois plus élevés que le degré d’autonomie ne le laissait prévoir. |
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