[article]
Titre : |
Intérêt de la réhabilitation respiratoire préopératoire avant résection pulmonaire chez des patients atteints de BPCO: proposition d’un protocole |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
François Dessables, Auteur ; Michel Cabillic, Auteur ; Anne Vincent, Auteur |
Année de publication : |
2015 |
Article en page(s) : |
p.24 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
Réhabilitation respiratoire kinésithérapie BPCO |
Résumé : |
Contexte
Le seul traitement curatif du cancer bronchopulmonaire est, actuellement, la résection pulmonaire anatomique (lobectomie ou pneumonectomie) [1]. Le risque opératoire est estimé en amont à partir de la fonction respiratoire (volume maximal expiré en une seconde [VEMS]) et de l’état général (consommation maximale en dioxygène [VO2 max]) [2]. Or, la majorité des candidats à cette intervention souffre également de BPCO, maladie chronique qui peut altérer sévèrement ces critères. La résection complète peut alors être contre-indiquée.
Il est montré que la réhabilitation respiratoire (RR) est efficace pour améliorer l’état préopératoire du patient, et diminue la morbidité postopératoire [3, 4]. L’objectif principal de cette étude est de mieux comprendre les changements induits par la RR sur les critères d’opérabilité. L’objectif secondaire est d’observer l’évolution des paramètres fonctionnels à distance de l’intervention.
Patients et méthode
Critères d’inclusion: patients atteints d’un cancer pulmonaire (TNM I ou II) et d’une BPCO (GOLD I à III), adressés à notre centre pour se préparer à une résection pulmonaire (lobectomie, pneumonectomie ou segmentectomie). Les patients ont été informés et ont signé un consentement éclairé. Critères de non inclusion : problèmes locomoteurs et/ou pathologies cardiovasculaires gênant la réalisation de l’épreuve d’effort et du programme de réentraînement.
Évaluation préopératoire des critères d’opérabilité: épreuve d’effort avec mesure de la VO2 max (EFX), spirométrie. Bilan kinésithérapique: test de marche de 6minutes (TD6), mesure de la force des quadriceps et de la pression inspiratoire maximale (PIM), questionnaire de qualité de vie VQ-11 et score HAD. Les tests sont réalisés au début (T0) et à la fin (T1) de la RR, puis 6 (T+6) et 12 mois (T+12) après (sans EFX ni spirométrie lors des bilans à distance).
Durée du programme (Fig. 1): 4 semaines minimum, 3 séances par semaine. Réentraînement à l’effort: endurance sur ergomètre (cyclo ou tapis de marche), renforcement musculaire analytique des membres inférieurs et supérieurs sur machines, entraînement des muscles inspirateurs avec une valve à seuil (Threshold IMT®).
Période postopératoire: recueil du type d’intervention, durée du séjour (soins intensifs et service de chirurgie), complications postopératoires jusqu’à j+30.
Analyse des résultats
Les paramètres analysés sont la VO2 max, le VEMS, la distance de marche au TD6, la force des quadriceps, la dyspnée, la PIM, les scores VQ-11 et HAD. Les critères d’opérabilité (VO2 max, VEMS) sont entrés dans un algorithme décisionnel afin d’estimer le risque opératoire : faible, moyen ou haut [2]. L’évolution des paramètres aux différents temps sera effectuée avec une analyse de variance pour mesures répétées (Anova). Une analyse multivariée par régression logistique permettra d’analyser l’influence de chaque paramètre (variables explicatives) sur l’occurrence de complications postopératoires (complications=1, pas de complications=0).
Discussion et conclusion
Cette étude prospective devra permettre de mettre en évidence des facteurs influençant positivement le devenir postopératoire des patients à risque. Notre expérience actuelle nous conforte dans l’idée que la RR préopératoire modifie favorablement les critères d’opérabilité chez des patients BPCO coopérants et assidus. |
Permalink : |
./index.php?lvl=notice_display&id=40983 |
in Kinésithérapie, la revue > 168 (Décembre 2015) . - p.24
[article] Intérêt de la réhabilitation respiratoire préopératoire avant résection pulmonaire chez des patients atteints de BPCO: proposition d’un protocole [texte imprimé] / François Dessables, Auteur ; Michel Cabillic, Auteur ; Anne Vincent, Auteur . - 2015 . - p.24. Langues : Français ( fre) in Kinésithérapie, la revue > 168 (Décembre 2015) . - p.24
Mots-clés : |
Réhabilitation respiratoire kinésithérapie BPCO |
Résumé : |
Contexte
Le seul traitement curatif du cancer bronchopulmonaire est, actuellement, la résection pulmonaire anatomique (lobectomie ou pneumonectomie) [1]. Le risque opératoire est estimé en amont à partir de la fonction respiratoire (volume maximal expiré en une seconde [VEMS]) et de l’état général (consommation maximale en dioxygène [VO2 max]) [2]. Or, la majorité des candidats à cette intervention souffre également de BPCO, maladie chronique qui peut altérer sévèrement ces critères. La résection complète peut alors être contre-indiquée.
Il est montré que la réhabilitation respiratoire (RR) est efficace pour améliorer l’état préopératoire du patient, et diminue la morbidité postopératoire [3, 4]. L’objectif principal de cette étude est de mieux comprendre les changements induits par la RR sur les critères d’opérabilité. L’objectif secondaire est d’observer l’évolution des paramètres fonctionnels à distance de l’intervention.
Patients et méthode
Critères d’inclusion: patients atteints d’un cancer pulmonaire (TNM I ou II) et d’une BPCO (GOLD I à III), adressés à notre centre pour se préparer à une résection pulmonaire (lobectomie, pneumonectomie ou segmentectomie). Les patients ont été informés et ont signé un consentement éclairé. Critères de non inclusion : problèmes locomoteurs et/ou pathologies cardiovasculaires gênant la réalisation de l’épreuve d’effort et du programme de réentraînement.
Évaluation préopératoire des critères d’opérabilité: épreuve d’effort avec mesure de la VO2 max (EFX), spirométrie. Bilan kinésithérapique: test de marche de 6minutes (TD6), mesure de la force des quadriceps et de la pression inspiratoire maximale (PIM), questionnaire de qualité de vie VQ-11 et score HAD. Les tests sont réalisés au début (T0) et à la fin (T1) de la RR, puis 6 (T+6) et 12 mois (T+12) après (sans EFX ni spirométrie lors des bilans à distance).
Durée du programme (Fig. 1): 4 semaines minimum, 3 séances par semaine. Réentraînement à l’effort: endurance sur ergomètre (cyclo ou tapis de marche), renforcement musculaire analytique des membres inférieurs et supérieurs sur machines, entraînement des muscles inspirateurs avec une valve à seuil (Threshold IMT®).
Période postopératoire: recueil du type d’intervention, durée du séjour (soins intensifs et service de chirurgie), complications postopératoires jusqu’à j+30.
Analyse des résultats
Les paramètres analysés sont la VO2 max, le VEMS, la distance de marche au TD6, la force des quadriceps, la dyspnée, la PIM, les scores VQ-11 et HAD. Les critères d’opérabilité (VO2 max, VEMS) sont entrés dans un algorithme décisionnel afin d’estimer le risque opératoire : faible, moyen ou haut [2]. L’évolution des paramètres aux différents temps sera effectuée avec une analyse de variance pour mesures répétées (Anova). Une analyse multivariée par régression logistique permettra d’analyser l’influence de chaque paramètre (variables explicatives) sur l’occurrence de complications postopératoires (complications=1, pas de complications=0).
Discussion et conclusion
Cette étude prospective devra permettre de mettre en évidence des facteurs influençant positivement le devenir postopératoire des patients à risque. Notre expérience actuelle nous conforte dans l’idée que la RR préopératoire modifie favorablement les critères d’opérabilité chez des patients BPCO coopérants et assidus. |
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