Centre de Documentation Campus Montignies
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[article]
Titre : |
Troubles vésicosphinctériens comme principale séquelle d'une maladie de décompression : à propos d'un cas |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Pierre Decavel, Auteur ; Dominic Pérennou ; R. JOASSIN ; BONNIAUD V., Auteur |
Année de publication : |
2007 |
Article en page(s) : |
p.174-178 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
Neurologie Vessie Sphincter |
Résumé : |
Introduction
Les troubles sphinctériens sont classiques à la phase aiguë de la maladie de décompression, précédant souvent les troubles moteurs. Leur persistance à distance de l'accident a été peu étudiée, et n'a jamais été rapportée comme principale séquelle.
Observation
Nous rapportons le cas d'une plongeuse expérimentée de 21 ans sans antécédent médical connu qui présente une myélite dysbarique au décours immédiat de deux plongées profondes successives. Les facteurs de risque en cause étaient un foramen ovale perméable et un profil de plongées dangereux. Le tableau clinique initial comprend une tétraparésie évoluant rapidement vers une paraparésie de niveau thoracique 10 associée à une rétention urinaire complète. Le traitement comprend une oxygénothérapie hyperbare en urgence, de l'aspirine, et un drainage continu des urines par une sonde à demeure. Deux IRM (imagerie par résonance magnétique) spinales et encéphaliques ainsi que les PES (potentiels évoqués sensitifs) étaient normales. Un allongement des temps de conduction motrice était retrouvé sur les PEM (potentiels évoqués moteurs). L'exploration neuro-urodynamique objectivait une hyperactivité du détrusor avec dyssynergie vésicosphinctérienne. La récupération motrice a été rapide et complète en quelques semaines permettant une reprise de la vie professionnelle et sportive (sauf plongée). À un an persistent cependant des urgenturies et des impériosités fécales mal maîtrisées par les médications et altérant la qualité de vie.
Conclusion
La myélite dysbarique représente 50% des troubles neurologiques secondaires à une maladie de décompression. L'hypothèse d'une ischémie veineuse semble la plus vraisemblable actuellement. L'existence d'un foramen ovale perméable est un facteur de risque important, de physiopathologie mal comprise. Les troubles sphinctériens, classiques à la phase aiguë, n'ont jamais été décrits comme principale séquelle. |
Permalink : |
./index.php?lvl=notice_display&id=13617 |
in Annals of physical and rehabilitation medicine > Vol. 50, n°3 (avril 2007) . - p.174-178
[article] Troubles vésicosphinctériens comme principale séquelle d'une maladie de décompression : à propos d'un cas [texte imprimé] / Pierre Decavel, Auteur ; Dominic Pérennou ; R. JOASSIN ; BONNIAUD V., Auteur . - 2007 . - p.174-178. Langues : Français ( fre) in Annals of physical and rehabilitation medicine > Vol. 50, n°3 (avril 2007) . - p.174-178
Mots-clés : |
Neurologie Vessie Sphincter |
Résumé : |
Introduction
Les troubles sphinctériens sont classiques à la phase aiguë de la maladie de décompression, précédant souvent les troubles moteurs. Leur persistance à distance de l'accident a été peu étudiée, et n'a jamais été rapportée comme principale séquelle.
Observation
Nous rapportons le cas d'une plongeuse expérimentée de 21 ans sans antécédent médical connu qui présente une myélite dysbarique au décours immédiat de deux plongées profondes successives. Les facteurs de risque en cause étaient un foramen ovale perméable et un profil de plongées dangereux. Le tableau clinique initial comprend une tétraparésie évoluant rapidement vers une paraparésie de niveau thoracique 10 associée à une rétention urinaire complète. Le traitement comprend une oxygénothérapie hyperbare en urgence, de l'aspirine, et un drainage continu des urines par une sonde à demeure. Deux IRM (imagerie par résonance magnétique) spinales et encéphaliques ainsi que les PES (potentiels évoqués sensitifs) étaient normales. Un allongement des temps de conduction motrice était retrouvé sur les PEM (potentiels évoqués moteurs). L'exploration neuro-urodynamique objectivait une hyperactivité du détrusor avec dyssynergie vésicosphinctérienne. La récupération motrice a été rapide et complète en quelques semaines permettant une reprise de la vie professionnelle et sportive (sauf plongée). À un an persistent cependant des urgenturies et des impériosités fécales mal maîtrisées par les médications et altérant la qualité de vie.
Conclusion
La myélite dysbarique représente 50% des troubles neurologiques secondaires à une maladie de décompression. L'hypothèse d'une ischémie veineuse semble la plus vraisemblable actuellement. L'existence d'un foramen ovale perméable est un facteur de risque important, de physiopathologie mal comprise. Les troubles sphinctériens, classiques à la phase aiguë, n'ont jamais été décrits comme principale séquelle. |
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