[article]
Titre : |
Évaluation d'une procédure antalgique associant protoxyde d'azote et crème EMLA lors des injections de toxine botulique chez l'enfant |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
G. GAMBART, Auteur ; METTE F., Auteur ; A.-S. PELLOT, Auteur |
Année de publication : |
2007 |
Article en page(s) : |
p. 275-279 |
Langues : |
Français (fre) |
Résumé : |
Objectifs. - Évaluer l'efficacité et la tolérance de l'analgésie par le protoxyde d'azote au cours des injections de toxine botulique dans le traitement de la spasticité focale chez l'enfant. Méthode. - Étude prospective incluant 40 enfants, pour la plupart infirmes moteurs cérébraux (IMC), âgés de 2 à 17 ans et ayant reçu des injections de toxine botulique. Dix enfants étaient polyhandicapés. Le traitement concernait souvent plusieurs muscles, avec plusieurs injections par muscle. Le nombre total d'injections variait de 1 à 25. La procédure associait une anesthésie locale par crème EMLA et l'inhalation d'un mélange équimolaire de protoxyde d'azote et d'oxygène (MEOPA). Les manifestations douloureuses étaient évaluées par l'équipe (un médecin, un interne, une infirmière et une auxiliaire puéricultrice) comme présentes ou absentes, et directement reliées à l'injection ou non. Résultats. - Quarante-cinq pour cent des patients n'ont présenté aucune manifestation douloureuse. Trente pour cent ont présenté des manifestations cliniques paraissant directement liées aux injections. Pour 25 %, il existait des manifestations non spécifiques et globalement imputables à de l'anxiété et de l'inconfort. Des effets secondaires modérés et réversibles ont été notés chez trois patients. Discussion. - L'efficacité du MEOPA a été démontrée, à la fois sur la douleur et l'anxiété. Toutefois, on constate que son effet est insuffisant chez la moitié des patients inclus dans cette étude, et demande à reconsidérer ce protocole dans certains cas. L'évaluation précise de la douleur aiguë est difficile chez l'enfant avec un déficit cognitif. Les manifestations cliniques évocatrices de douleur peuvent aussi s'intégrer à de l'anxiété et à du stress. |
Permalink : |
./index.php?lvl=notice_display&id=13530 |
in Annals of physical and rehabilitation medicine > Vol. 50, n°5 (juin 2007) . - p. 275-279
[article] Évaluation d'une procédure antalgique associant protoxyde d'azote et crème EMLA lors des injections de toxine botulique chez l'enfant [texte imprimé] / G. GAMBART, Auteur ; METTE F., Auteur ; A.-S. PELLOT, Auteur . - 2007 . - p. 275-279. Langues : Français ( fre) in Annals of physical and rehabilitation medicine > Vol. 50, n°5 (juin 2007) . - p. 275-279
Résumé : |
Objectifs. - Évaluer l'efficacité et la tolérance de l'analgésie par le protoxyde d'azote au cours des injections de toxine botulique dans le traitement de la spasticité focale chez l'enfant. Méthode. - Étude prospective incluant 40 enfants, pour la plupart infirmes moteurs cérébraux (IMC), âgés de 2 à 17 ans et ayant reçu des injections de toxine botulique. Dix enfants étaient polyhandicapés. Le traitement concernait souvent plusieurs muscles, avec plusieurs injections par muscle. Le nombre total d'injections variait de 1 à 25. La procédure associait une anesthésie locale par crème EMLA et l'inhalation d'un mélange équimolaire de protoxyde d'azote et d'oxygène (MEOPA). Les manifestations douloureuses étaient évaluées par l'équipe (un médecin, un interne, une infirmière et une auxiliaire puéricultrice) comme présentes ou absentes, et directement reliées à l'injection ou non. Résultats. - Quarante-cinq pour cent des patients n'ont présenté aucune manifestation douloureuse. Trente pour cent ont présenté des manifestations cliniques paraissant directement liées aux injections. Pour 25 %, il existait des manifestations non spécifiques et globalement imputables à de l'anxiété et de l'inconfort. Des effets secondaires modérés et réversibles ont été notés chez trois patients. Discussion. - L'efficacité du MEOPA a été démontrée, à la fois sur la douleur et l'anxiété. Toutefois, on constate que son effet est insuffisant chez la moitié des patients inclus dans cette étude, et demande à reconsidérer ce protocole dans certains cas. L'évaluation précise de la douleur aiguë est difficile chez l'enfant avec un déficit cognitif. Les manifestations cliniques évocatrices de douleur peuvent aussi s'intégrer à de l'anxiété et à du stress. |
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