[article]
Titre : |
Dyssynergie vésico-sphinctérienne et toxine botulique |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
PARRATTE B. ; BONNIAUD V. ; COSSON A. ; METTON G. ; MICHEL F. ; MONNIER G. ; TATU L. |
Année de publication : |
2003 |
Article en page(s) : |
p. 319-325 |
Résumé : |
Introduction.-Les injections de toxine botulique (TB) dans le sphincter strié urétral représentent un traitement en expansion de la dyssynergie vésico-sphinctérienne (DVS), mais il reste pourtant mal codifié. Méthodologie.-Une revue de la littérature par recherche informatique PubMed, complétée par une recherche dans les Annales de réadaptation et de médecine physique et dans les compte-rendus de la Société internationale francophone d'urodynamique et de l'International Continence Society a permis de sélectionner 12 références avec PubMed, deux articles dans les Annales et deux rapports de congrès. Notre analyse s'est focalisée sur les indications, les protocoles d'utilisation et d'évaluation de TB. Résultats.-Utilisées pour la première fois en 1988 chez des patients blessés médullaires afin de lever un obstacle fonctionnel secondaire à une DSV, les injections de TB ont été dès lors une alternative thérapeutique efficace dans la prise en charge des troubles urinaires avec DSV. Elles ont été proposées chez des patients neurologiques incapables de réaliser des sondages intermittents, après échec des traitements médicamenteux et avant d'envisager une intervention chirurgicale. Les critères d'évaluation sont cliniques (augmentation de l'intervalle intermictionnel, diminution des résidus post-mictionnels), urodynamiques (amélioration de la vidange vésicale, augmentation de la capacité vésicale fonctionnelle et diminution des pressions urétrales) et électromyographiques (dénervation du sphincter strié urétral). Type, doses et méthodologie d'utilisation de TB restent cependant très hétérogènes. La durée d'action diffère de 2 à 12 mois selon les protocoles utilisés. Les injections transurétrales, réalisés sous cystoscopie ou transpérinéales, sous contrôle EMG, sont équivalentes en terme d'efficacité. Conclusion.-Devant des effets indésirables négligeables et des résultats satisfaisants, à moyen terme, nous encourageons l'utilisation de la TB comme un traitement de la DVS. Nous proposons une méthodologie pratique d'utilisation.
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Permalink : |
./index.php?lvl=notice_display&id=13094 |
in Annals of physical and rehabilitation medicine > Vol. 46, n°6 (juillet 2003) . - p. 319-325
[article] Dyssynergie vésico-sphinctérienne et toxine botulique [texte imprimé] / PARRATTE B. ; BONNIAUD V. ; COSSON A. ; METTON G. ; MICHEL F. ; MONNIER G. ; TATU L. . - 2003 . - p. 319-325. in Annals of physical and rehabilitation medicine > Vol. 46, n°6 (juillet 2003) . - p. 319-325
Résumé : |
Introduction.-Les injections de toxine botulique (TB) dans le sphincter strié urétral représentent un traitement en expansion de la dyssynergie vésico-sphinctérienne (DVS), mais il reste pourtant mal codifié. Méthodologie.-Une revue de la littérature par recherche informatique PubMed, complétée par une recherche dans les Annales de réadaptation et de médecine physique et dans les compte-rendus de la Société internationale francophone d'urodynamique et de l'International Continence Society a permis de sélectionner 12 références avec PubMed, deux articles dans les Annales et deux rapports de congrès. Notre analyse s'est focalisée sur les indications, les protocoles d'utilisation et d'évaluation de TB. Résultats.-Utilisées pour la première fois en 1988 chez des patients blessés médullaires afin de lever un obstacle fonctionnel secondaire à une DSV, les injections de TB ont été dès lors une alternative thérapeutique efficace dans la prise en charge des troubles urinaires avec DSV. Elles ont été proposées chez des patients neurologiques incapables de réaliser des sondages intermittents, après échec des traitements médicamenteux et avant d'envisager une intervention chirurgicale. Les critères d'évaluation sont cliniques (augmentation de l'intervalle intermictionnel, diminution des résidus post-mictionnels), urodynamiques (amélioration de la vidange vésicale, augmentation de la capacité vésicale fonctionnelle et diminution des pressions urétrales) et électromyographiques (dénervation du sphincter strié urétral). Type, doses et méthodologie d'utilisation de TB restent cependant très hétérogènes. La durée d'action diffère de 2 à 12 mois selon les protocoles utilisés. Les injections transurétrales, réalisés sous cystoscopie ou transpérinéales, sous contrôle EMG, sont équivalentes en terme d'efficacité. Conclusion.-Devant des effets indésirables négligeables et des résultats satisfaisants, à moyen terme, nous encourageons l'utilisation de la TB comme un traitement de la DVS. Nous proposons une méthodologie pratique d'utilisation.
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