[article]
Titre : |
Déstabilisation du carpe après fractures méconnues du scaphoïde |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
JARRIGES J. ; RAGUET M. |
Année de publication : |
2005 |
Article en page(s) : |
P. 26-31 |
Résumé : |
Les fractures du scaphoïde, souvent peu symptomatiques, sont fréquemment diagnostiquées tardivement. Cela laisse au carpe le temps de se déstabiliser par perte de son verrou osseux latéral. Le lunatum est le pivot de cette déstabilisation. Schématiquement, il est soumis, à l'état normal, à des forces rotatoires opposées : d'une part, une contrainte en flexion venant du scaphoïde et, d'autre part, une autre contrainte en extension venant du triquétrum. Après fracture du scaphoïde, le lunatum est « abandonné » aux forces d'extension du triquétrum, ce qui est à l'origine de sa bascule dorsale, dite en DISI (Dorsal Intercalated Segment Instability). Cette déstabilisation va modifier les rapports articulaires normaux de la première rangée avec le radius, d'une part, et avec la deuxième rangée, d'autre part, entraînant à moyenne échéance une évolution arthrosique. Le traitement de cette instabilité carpienne repose sur l'évaluation première de l'état des cartilages, par la radiographie et parfois l'arthroscopie, puis sur le traitement de la pseudarthrose du scaploïde dont le double but est, d'une part, de le faire consolider mais aussi de lui redonner de la hauteur en corrigeant une éventuelle flexion dans le foyer de fracture. Cela nécessite le plus souvent le recours à une greffe osseuse qui sera au mieux intercalée. Une restitution anatomique du scaphoïde la plus proche de la normale est la clé du traitement des déstabilisations carpiennes faisant suite à sa pseudarthrose.
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Permalink : |
./index.php?lvl=notice_display&id=14325 |
in Journal de traumatologie du sport > vol. 22/1 (2005) . - P. 26-31
[article] Déstabilisation du carpe après fractures méconnues du scaphoïde [texte imprimé] / JARRIGES J. ; RAGUET M. . - 2005 . - P. 26-31. in Journal de traumatologie du sport > vol. 22/1 (2005) . - P. 26-31
Résumé : |
Les fractures du scaphoïde, souvent peu symptomatiques, sont fréquemment diagnostiquées tardivement. Cela laisse au carpe le temps de se déstabiliser par perte de son verrou osseux latéral. Le lunatum est le pivot de cette déstabilisation. Schématiquement, il est soumis, à l'état normal, à des forces rotatoires opposées : d'une part, une contrainte en flexion venant du scaphoïde et, d'autre part, une autre contrainte en extension venant du triquétrum. Après fracture du scaphoïde, le lunatum est « abandonné » aux forces d'extension du triquétrum, ce qui est à l'origine de sa bascule dorsale, dite en DISI (Dorsal Intercalated Segment Instability). Cette déstabilisation va modifier les rapports articulaires normaux de la première rangée avec le radius, d'une part, et avec la deuxième rangée, d'autre part, entraînant à moyenne échéance une évolution arthrosique. Le traitement de cette instabilité carpienne repose sur l'évaluation première de l'état des cartilages, par la radiographie et parfois l'arthroscopie, puis sur le traitement de la pseudarthrose du scaploïde dont le double but est, d'une part, de le faire consolider mais aussi de lui redonner de la hauteur en corrigeant une éventuelle flexion dans le foyer de fracture. Cela nécessite le plus souvent le recours à une greffe osseuse qui sera au mieux intercalée. Une restitution anatomique du scaphoïde la plus proche de la normale est la clé du traitement des déstabilisations carpiennes faisant suite à sa pseudarthrose.
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