[article]
Titre : |
Hypersialorrhée, hypersudation et toxine botulique |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
MONNIER G. ; COSSON A. ; METTON G. ; MICHEL F. ; PARRATTE B. ; TATU L. |
Année de publication : |
2003 |
Article en page(s) : |
p. 338-345 |
Résumé : |
Objectif-Les premières études cliniques font penser que la toxine botulique est efficace dans le traitement de l'hypersudation et de l'hypersialorrhée. Le but de ce travail est de faire le point sur l'évaluation actuelle d'une telle utilisation. Méthode.-Une revue de la littérature a été effectuée sur la base de données informatique Pub Med, complétée par la lecture de chapitres d'ouvrages. Les articles nous paraissant les plus attractifs en fonction de notre expérience personnelle, ont été sélectionnés. Résultats.-Malgré l'introduction récente de la toxine botulique dans le traitement de l'hyperhidrose focale, les parutions sont déjà nombreuses à ce sujet depuis 1997. Néanmoins les régions injectées ne sont pas recensées avec la même fréquence. L'hyperhidrose axillaire est le sujet le plus abondamment traité ; c'est aussi dans ce cadre et dans le syndrome de Frey que les meilleurs résultats sont obtenus. Les publications consacrées à l'hyperhidrose palmaire et surtout plantaire sont beaucoup plus rares, voire anecdotiques. L'efficacité des injections de toxine botulique y est moins affirmée. La littérature consacrée à l'hypersialorrhée est encore balbutiante. La réduction de la production de salive consécutive à l'injection intraparenchymateuse de toxine dans les glandes parotide et ou submandibulaire, raréfiant du même coup les phénomènes de bavage, a toutefois été démontrée. Dans l'une et l'autre indications, les techniques d'injection comme les doses optimales restent à préciser. Discussion.-Dans la mesure où la toxine botulique bloque toute transmission cholinergique, y compris du système nerveux autonome, il était plausible d'attendre un effet réducteur de la sudation et de la salivation provoqué par l'injection locale du produit. De fait, les premières publications ont démontré une telle efficacité sans effets secondaires graves. Pour l'hyperhidrose, l'attitude presque consensuelle qui se dégage, consiste à pratiquer des infiltrations strictement intra-épidermiques. Des injections réalisées au niveau des régions axillaires, des paumes de main, des soles plantaires, de la face ou d'autres territoires cutanés, c'est certainement l'hyperhidrose palmoplantaire qui est la moins accessible, en tout cas qui pose le plus de problèmes techniques en raison des difficultés à obtenir une bonne analgésie. Contre la sialorrhée et les phénomènes de bavage qui accompagnent certaines maladies neurologiques chroniques, la toxine botulique paraît avoir des effets très prometteurs. Toutefois l'objectif précis n'a pas encore été déterminé entre la glande parotide, la glande submandibulaire, ou les deux ? Les moyens de ciblage nécessaires et suffisants sont encore imprécis. Le nombre de sites par glande et les doses à injecter restent aussi à déterminer.
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Permalink : |
./index.php?lvl=notice_display&id=13213 |
in Annals of physical and rehabilitation medicine > Vol. 46, n°6 (juillet 2003) . - p. 338-345
[article] Hypersialorrhée, hypersudation et toxine botulique [texte imprimé] / MONNIER G. ; COSSON A. ; METTON G. ; MICHEL F. ; PARRATTE B. ; TATU L. . - 2003 . - p. 338-345. in Annals of physical and rehabilitation medicine > Vol. 46, n°6 (juillet 2003) . - p. 338-345
Résumé : |
Objectif-Les premières études cliniques font penser que la toxine botulique est efficace dans le traitement de l'hypersudation et de l'hypersialorrhée. Le but de ce travail est de faire le point sur l'évaluation actuelle d'une telle utilisation. Méthode.-Une revue de la littérature a été effectuée sur la base de données informatique Pub Med, complétée par la lecture de chapitres d'ouvrages. Les articles nous paraissant les plus attractifs en fonction de notre expérience personnelle, ont été sélectionnés. Résultats.-Malgré l'introduction récente de la toxine botulique dans le traitement de l'hyperhidrose focale, les parutions sont déjà nombreuses à ce sujet depuis 1997. Néanmoins les régions injectées ne sont pas recensées avec la même fréquence. L'hyperhidrose axillaire est le sujet le plus abondamment traité ; c'est aussi dans ce cadre et dans le syndrome de Frey que les meilleurs résultats sont obtenus. Les publications consacrées à l'hyperhidrose palmaire et surtout plantaire sont beaucoup plus rares, voire anecdotiques. L'efficacité des injections de toxine botulique y est moins affirmée. La littérature consacrée à l'hypersialorrhée est encore balbutiante. La réduction de la production de salive consécutive à l'injection intraparenchymateuse de toxine dans les glandes parotide et ou submandibulaire, raréfiant du même coup les phénomènes de bavage, a toutefois été démontrée. Dans l'une et l'autre indications, les techniques d'injection comme les doses optimales restent à préciser. Discussion.-Dans la mesure où la toxine botulique bloque toute transmission cholinergique, y compris du système nerveux autonome, il était plausible d'attendre un effet réducteur de la sudation et de la salivation provoqué par l'injection locale du produit. De fait, les premières publications ont démontré une telle efficacité sans effets secondaires graves. Pour l'hyperhidrose, l'attitude presque consensuelle qui se dégage, consiste à pratiquer des infiltrations strictement intra-épidermiques. Des injections réalisées au niveau des régions axillaires, des paumes de main, des soles plantaires, de la face ou d'autres territoires cutanés, c'est certainement l'hyperhidrose palmoplantaire qui est la moins accessible, en tout cas qui pose le plus de problèmes techniques en raison des difficultés à obtenir une bonne analgésie. Contre la sialorrhée et les phénomènes de bavage qui accompagnent certaines maladies neurologiques chroniques, la toxine botulique paraît avoir des effets très prometteurs. Toutefois l'objectif précis n'a pas encore été déterminé entre la glande parotide, la glande submandibulaire, ou les deux ? Les moyens de ciblage nécessaires et suffisants sont encore imprécis. Le nombre de sites par glande et les doses à injecter restent aussi à déterminer.
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