[article]
Titre : |
La simulation clinique pleine échelle : quelle(s) pédagogie(s) pour une activité complexe ? |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Florence Policard |
Année de publication : |
2017 |
Article en page(s) : |
p. 23-43 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
Formation par simulation Ethique Formation par simulation haute fidélité Enseignement infirmier scénario pédagogique didactique professionnelle pédagogie par l'erreur débriefing |
Résumé : |
La simulation clinique pleine échelle (SCPE) consiste à reproduire un environnement au plus proche du réel, et à placer les apprenants en situation de réaliser l'activité de travail dans toutes ses dimensions, sur la base d'un scénario les confrontant à un problème à résoudre.
Après avoir rappelé les modalités et les principes de l'enseignement par simulation clinique, l'auteure interroge les trois grands courants pédagogiques qui sous-tendent son utilisation : courant cognitiviste, béhavioriste et socioconstructivisme sont à mobiliser à bon escient en fonction des exigences de la situation.
Ensuite, l'auteure se propose de repérer les trois exigences inhérentes au format de la simulation clinique : (1) l'obtention d'un matériau expérientiel de qualité dans la perspective du débriefing. La conception du scénario doit, à cette fin, prendre en compte trois dimensions : la fidélité, la problématicité et l'interactivité. (2) Faciliter l'expression de la réflexivité et (3) l'importance d'un cadre sécure sur un plan psychologique comme levier de la motivation des apprenants.
Pour l'auteure, la complexité à mener une séance de simulation clinique réside dans deux questions cruciales qu'elle développe: (1) l'incertitude que le formateur va rencontrer au cours de la séance l'amènera à gérer le passage de la position d'expert à celle de médiateur de manière plus ou moins dirigiste
(2) la pédagogie par l'erreur : quoique dédramatisante, cette approche comporte trois biais importants : la banalisation de l'erreur, l'autorisation que se donne l'apprenant à se tromper en remettant en cause son image et la focalisation sur les vertus apprenantes de l'erreur qui peut faire oublier de travailler en profondeur les actions 'réussies'. Cette réflexion s'appuie sur une recherche en cours auprès de formateurs en instituts de formation en soins infirmiers (IFSI). |
Note de contenu : |
Cet article est extrait de l'ouvrage coordonné par Michel Dupuis et Walter Hesbeen, Simulation et formations aux métiers de la santé, Seli Arslan, 2018.
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Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbjolimont/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=92240 |
in Perspective soignante > 60 (Décembre 2017) . - p. 23-43
[article] La simulation clinique pleine échelle : quelle(s) pédagogie(s) pour une activité complexe ? [texte imprimé] / Florence Policard . - 2017 . - p. 23-43. Langues : Français ( fre) in Perspective soignante > 60 (Décembre 2017) . - p. 23-43
Mots-clés : |
Formation par simulation Ethique Formation par simulation haute fidélité Enseignement infirmier scénario pédagogique didactique professionnelle pédagogie par l'erreur débriefing |
Résumé : |
La simulation clinique pleine échelle (SCPE) consiste à reproduire un environnement au plus proche du réel, et à placer les apprenants en situation de réaliser l'activité de travail dans toutes ses dimensions, sur la base d'un scénario les confrontant à un problème à résoudre.
Après avoir rappelé les modalités et les principes de l'enseignement par simulation clinique, l'auteure interroge les trois grands courants pédagogiques qui sous-tendent son utilisation : courant cognitiviste, béhavioriste et socioconstructivisme sont à mobiliser à bon escient en fonction des exigences de la situation.
Ensuite, l'auteure se propose de repérer les trois exigences inhérentes au format de la simulation clinique : (1) l'obtention d'un matériau expérientiel de qualité dans la perspective du débriefing. La conception du scénario doit, à cette fin, prendre en compte trois dimensions : la fidélité, la problématicité et l'interactivité. (2) Faciliter l'expression de la réflexivité et (3) l'importance d'un cadre sécure sur un plan psychologique comme levier de la motivation des apprenants.
Pour l'auteure, la complexité à mener une séance de simulation clinique réside dans deux questions cruciales qu'elle développe: (1) l'incertitude que le formateur va rencontrer au cours de la séance l'amènera à gérer le passage de la position d'expert à celle de médiateur de manière plus ou moins dirigiste
(2) la pédagogie par l'erreur : quoique dédramatisante, cette approche comporte trois biais importants : la banalisation de l'erreur, l'autorisation que se donne l'apprenant à se tromper en remettant en cause son image et la focalisation sur les vertus apprenantes de l'erreur qui peut faire oublier de travailler en profondeur les actions 'réussies'. Cette réflexion s'appuie sur une recherche en cours auprès de formateurs en instituts de formation en soins infirmiers (IFSI). |
Note de contenu : |
Cet article est extrait de l'ouvrage coordonné par Michel Dupuis et Walter Hesbeen, Simulation et formations aux métiers de la santé, Seli Arslan, 2018.
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Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbjolimont/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=92240 |
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