[article]
Titre : |
Caractérisation de la fixation de 18F-FDOPA du tronc cérébral dans les syndromes parkinsoniens par TEP/IRM |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
G. Demonceau ; Q. Demonceau ; V. Lebon |
Année de publication : |
2019 |
Article en page(s) : |
p. 183 |
Note générale : |
Doi : 10.1016/j.mednuc.2019.01.025 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
ENDOCRINOLOGIE NEUROLOGIE MALADIE PARKINSON 18F-FDOPA |
Résumé : |
Nous avons, à l’aide des valeurs automatiquement générées par un atlas TEP/IRM de la base du cerveau, recherché les altérations de fixation de la FDOPA au sein de régions prédéfinies du tronc cérébral. Ont été rétrospectivement sélectionnés 35 patients ayant subi un examen PET/IRM en F-DOPA, 15 porteurs d’une maladie de Parkinson (le groupe parkinsonien), 20 autres étant considérés comme très peu probable de posséder cette pathologie (le groupe contrôle). Les images T1 de chaque patient ont été recalées sur les images T1 d’un modèle où 28 régions anatomiques avaient été préalablement identifiées. Les paramètres du recalage ont ensuite été appliqués sur les images F-DOPA réalisées 90min après injection. Dans chaque région ont ensuite été générés des VOIS de différentes tailles : 1 voxel (1mm3), 27 voxels ou un volume adapté à la taille de la région à étudier. L’activité du voxel moyen, seule ou rapportée à celle des autres régions, a été utilisée pour distinguer les 2 groupes, en utilisant un test de Student. Globalement, l’utilisation uniforme de VOIs cubiques de 27 mm3 s’est avérée la plus discriminante. Une réduction significative de l’activité est ainsi observée chez le groupe parkinsonien au sein de la substance noire (p=0,03) et du pulvinar (p=0,04). Soustraire des valeurs mesurées la valeur moyenne du raphé médian augmente le nombre des régions significatives et leur capacité de discrimination : hypothalamus (p=0,003), noyaux réticulaires (p=0,006), substance noire (p=0,008) et pulvinar (p=0,01). Nous n’observons, par contre, pas de différence significative au sein du mésencéphale antérieur, de la zone A8, du raphé médian ou de l’épiphyse. En extra-tronculaire, la région occipitale n’était pas non plus affectée, au contraire du striatum et de l’amygdale (p=0,002). Les meilleures discriminations entre parkinsonien et contrôle, obtenues en combinant entre elles les activités des régions tronculaires et corticales, étaient fournies par la différence entre les activités moyennes entre, d’une part, le putamen, d’autre part, la substance noire (p=2 10-11), le pulvinar (p=1,0 10-10) ou l’amygale (p=2 10-9). Le côté gauche était significativement plus affecté que le droit. Nous pensons avoir pu montrer dans cette étude in vivo chez le parkinsonien l’atteinte des noyaux du tronc cérébral. Ceci ouvre des perspectives en termes de détection précoce, stadification et diagnostic différentiel de cette maladie. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=63057 |
in MÉDECINE NUCLÉAIRE > Vol. 43, n° 2 (Mars/Avril 2019) . - p. 183
[article] Caractérisation de la fixation de 18F-FDOPA du tronc cérébral dans les syndromes parkinsoniens par TEP/IRM [texte imprimé] / G. Demonceau ; Q. Demonceau ; V. Lebon . - 2019 . - p. 183. Doi : 10.1016/j.mednuc.2019.01.025 Langues : Français ( fre) in MÉDECINE NUCLÉAIRE > Vol. 43, n° 2 (Mars/Avril 2019) . - p. 183
Mots-clés : |
ENDOCRINOLOGIE NEUROLOGIE MALADIE PARKINSON 18F-FDOPA |
Résumé : |
Nous avons, à l’aide des valeurs automatiquement générées par un atlas TEP/IRM de la base du cerveau, recherché les altérations de fixation de la FDOPA au sein de régions prédéfinies du tronc cérébral. Ont été rétrospectivement sélectionnés 35 patients ayant subi un examen PET/IRM en F-DOPA, 15 porteurs d’une maladie de Parkinson (le groupe parkinsonien), 20 autres étant considérés comme très peu probable de posséder cette pathologie (le groupe contrôle). Les images T1 de chaque patient ont été recalées sur les images T1 d’un modèle où 28 régions anatomiques avaient été préalablement identifiées. Les paramètres du recalage ont ensuite été appliqués sur les images F-DOPA réalisées 90min après injection. Dans chaque région ont ensuite été générés des VOIS de différentes tailles : 1 voxel (1mm3), 27 voxels ou un volume adapté à la taille de la région à étudier. L’activité du voxel moyen, seule ou rapportée à celle des autres régions, a été utilisée pour distinguer les 2 groupes, en utilisant un test de Student. Globalement, l’utilisation uniforme de VOIs cubiques de 27 mm3 s’est avérée la plus discriminante. Une réduction significative de l’activité est ainsi observée chez le groupe parkinsonien au sein de la substance noire (p=0,03) et du pulvinar (p=0,04). Soustraire des valeurs mesurées la valeur moyenne du raphé médian augmente le nombre des régions significatives et leur capacité de discrimination : hypothalamus (p=0,003), noyaux réticulaires (p=0,006), substance noire (p=0,008) et pulvinar (p=0,01). Nous n’observons, par contre, pas de différence significative au sein du mésencéphale antérieur, de la zone A8, du raphé médian ou de l’épiphyse. En extra-tronculaire, la région occipitale n’était pas non plus affectée, au contraire du striatum et de l’amygdale (p=0,002). Les meilleures discriminations entre parkinsonien et contrôle, obtenues en combinant entre elles les activités des régions tronculaires et corticales, étaient fournies par la différence entre les activités moyennes entre, d’une part, le putamen, d’autre part, la substance noire (p=2 10-11), le pulvinar (p=1,0 10-10) ou l’amygale (p=2 10-9). Le côté gauche était significativement plus affecté que le droit. Nous pensons avoir pu montrer dans cette étude in vivo chez le parkinsonien l’atteinte des noyaux du tronc cérébral. Ceci ouvre des perspectives en termes de détection précoce, stadification et diagnostic différentiel de cette maladie. |
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http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=63057 |
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