[article]
Titre : |
Le syndrome d’apnée obstructive du sommeil de l'enfant |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Anne Laffargue |
Année de publication : |
2018 |
Article en page(s) : |
p. 300-307 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
CONSULTATION ANESTHESIE SYNDROME APNEE DU SOMMEIL |
Résumé : |
Le syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) est défini comme la survenue d’épisodes répétés d’obstruction des voies aériennes, de façon partielle ou complète, durant le sommeil. Le dépistage de ce syndrome est essentiel lors de la consultation d’anesthésie, en commençant par la question : votre enfant ronfle-t-il ? Le diagnostic repose sur l’interrogatoire à la recherche de signes cliniques nocturnes et diurnes, l’utilisation de scores cliniques permettant d’évaluer la sévérité du SAOS. L’examen physique de l’enfant permet de rechercher des signes d’obstruction des voies aériennes, l’examen ORL, en particulier la nasofibroscopie, permettant d’évaluer l’importance de cette obstruction. Trois types de SAOS sont décrits chez l’enfant : le type 1 concerne de jeunes enfants sans surpoids avec hypertrophie adéno-amygdalienne, le type 2 des enfants en surpoids avec une moindre hypertrophie adéno-amygdalienne, le type 3 les enfants porteurs de pathologies neurologiques, musculaires ou squelettiques avec malformations craniofaciales. La réalisation d’une polysomnographie dépend de cette appréciation clinique, et n’est pas recommandée de façon systématique dans les SAOS de type 1 et 2. La prise en charge anesthésique des enfants porteurs de SAOS modéré diffère peu de la prise en charge habituelle. En cas de SAOS sévère, la prise en charge préopératoire peut justifier le recours à une ventilation non invasive, et le risque de complications respiratoires périopératoires est majoré, justifiant une surveillance rapprochée en postopératoire. L’administration de morphiniques chez les enfants porteurs d’un SAOS sévère doit être prudente en raison d’une sensibilité accrue aux opioïdes majorant le risque de dépression respiratoire. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=59444 |
in Anesthésie & Réanimation > Vol. 4, n° 4 (Juillet 2018) . - p. 300-307
[article] Le syndrome d’apnée obstructive du sommeil de l'enfant [texte imprimé] / Anne Laffargue . - 2018 . - p. 300-307. Langues : Français ( fre) in Anesthésie & Réanimation > Vol. 4, n° 4 (Juillet 2018) . - p. 300-307
Mots-clés : |
CONSULTATION ANESTHESIE SYNDROME APNEE DU SOMMEIL |
Résumé : |
Le syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) est défini comme la survenue d’épisodes répétés d’obstruction des voies aériennes, de façon partielle ou complète, durant le sommeil. Le dépistage de ce syndrome est essentiel lors de la consultation d’anesthésie, en commençant par la question : votre enfant ronfle-t-il ? Le diagnostic repose sur l’interrogatoire à la recherche de signes cliniques nocturnes et diurnes, l’utilisation de scores cliniques permettant d’évaluer la sévérité du SAOS. L’examen physique de l’enfant permet de rechercher des signes d’obstruction des voies aériennes, l’examen ORL, en particulier la nasofibroscopie, permettant d’évaluer l’importance de cette obstruction. Trois types de SAOS sont décrits chez l’enfant : le type 1 concerne de jeunes enfants sans surpoids avec hypertrophie adéno-amygdalienne, le type 2 des enfants en surpoids avec une moindre hypertrophie adéno-amygdalienne, le type 3 les enfants porteurs de pathologies neurologiques, musculaires ou squelettiques avec malformations craniofaciales. La réalisation d’une polysomnographie dépend de cette appréciation clinique, et n’est pas recommandée de façon systématique dans les SAOS de type 1 et 2. La prise en charge anesthésique des enfants porteurs de SAOS modéré diffère peu de la prise en charge habituelle. En cas de SAOS sévère, la prise en charge préopératoire peut justifier le recours à une ventilation non invasive, et le risque de complications respiratoires périopératoires est majoré, justifiant une surveillance rapprochée en postopératoire. L’administration de morphiniques chez les enfants porteurs d’un SAOS sévère doit être prudente en raison d’une sensibilité accrue aux opioïdes majorant le risque de dépression respiratoire. |
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