[article]
Titre : |
Faibles doses de rayonnements : quand l’hormésis et l’effet abscopal se rencontrent… |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
J.P. Vuillez |
Année de publication : |
2019 |
Article en page(s) : |
p. 354-359 |
Note générale : |
Doi : 10.1016/j.mednuc.2019.06.001 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
Faibles doses de rayonnement Relation linéaire sans seuil (RLSS) Effets stochastiques Cancérogénèse radio-induite Effet abscopal Hormésis |
Résumé : |
La médecine nucléaire rend, sur son versant diagnostique, des services médicaux reconnus grâce aux examens scintigraphiques, cliniquement utiles et qui modifient les prises en charge. Ceux-ci ont pour conséquence une irradiation globale et hétérogène des patients, à faible dose et faible débit de dose (voire très faible), mais continue et prolongée et qui pose immanquablement la question des effets stochastiques possibles… D’autre part, sur son versant thérapeutique, la médecine nucléaire, avec cette fois des activités bien supérieures, prétend traiter voire guérir certains cancers. Cette apparente contradiction peut être levée en rappelant quelques concepts importants, mal connus car récents mais très susceptibles d’éclairer utilement le débat relatif aux effets des faibles et très faibles doses, et surtout d’y introduire de la cohérence. L’effet des rayonnements ionisants, aux faibles doses, est ambivalent et doit s’interpréter à travers un équilibre dynamique entre deux phénomènes agissant en sens opposé : d’une part la contribution des rayonnements contribue aux lésions potentiellement délétères ; d’autre part, la stimulation par ces mêmes rayonnements des mécanismes de défense, notamment immunologiques, contre l’apparition de tumeurs. Cela leur confère une véritable action systémique, laquelle se traduit, en cas de cancer avéré, par ce qui est décrit comme « effet abscopal », dont la compréhension rejoint celle du phénomène d’hormésis, en faveur d’une diminution de risque de cancer aux (très) faibles doses. Ces concepts mettent à mal la RLSS (relation linéaire sans seuil), et ouvrent des voies de recherche pour mieux comprendre et maîtriser les modalités de la RIV (radiothérapie interne vectorisée). Les effets des faibles doses ne peuvent ainsi s’envisager que de façon dynamique et intégrée. La cancérogénèse radio-induite s’avère en réalité un effet à seuil, qui ne peut pas être extrapolé de façon linéaire en dessous de ce seuil. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=66438 |
in MÉDECINE NUCLÉAIRE > Vol. 43, n° 5-6 (Octobre/Décembre 2019) . - p. 354-359
[article] Faibles doses de rayonnements : quand l’hormésis et l’effet abscopal se rencontrent… [texte imprimé] / J.P. Vuillez . - 2019 . - p. 354-359. Doi : 10.1016/j.mednuc.2019.06.001 Langues : Français ( fre) in MÉDECINE NUCLÉAIRE > Vol. 43, n° 5-6 (Octobre/Décembre 2019) . - p. 354-359
Mots-clés : |
Faibles doses de rayonnement Relation linéaire sans seuil (RLSS) Effets stochastiques Cancérogénèse radio-induite Effet abscopal Hormésis |
Résumé : |
La médecine nucléaire rend, sur son versant diagnostique, des services médicaux reconnus grâce aux examens scintigraphiques, cliniquement utiles et qui modifient les prises en charge. Ceux-ci ont pour conséquence une irradiation globale et hétérogène des patients, à faible dose et faible débit de dose (voire très faible), mais continue et prolongée et qui pose immanquablement la question des effets stochastiques possibles… D’autre part, sur son versant thérapeutique, la médecine nucléaire, avec cette fois des activités bien supérieures, prétend traiter voire guérir certains cancers. Cette apparente contradiction peut être levée en rappelant quelques concepts importants, mal connus car récents mais très susceptibles d’éclairer utilement le débat relatif aux effets des faibles et très faibles doses, et surtout d’y introduire de la cohérence. L’effet des rayonnements ionisants, aux faibles doses, est ambivalent et doit s’interpréter à travers un équilibre dynamique entre deux phénomènes agissant en sens opposé : d’une part la contribution des rayonnements contribue aux lésions potentiellement délétères ; d’autre part, la stimulation par ces mêmes rayonnements des mécanismes de défense, notamment immunologiques, contre l’apparition de tumeurs. Cela leur confère une véritable action systémique, laquelle se traduit, en cas de cancer avéré, par ce qui est décrit comme « effet abscopal », dont la compréhension rejoint celle du phénomène d’hormésis, en faveur d’une diminution de risque de cancer aux (très) faibles doses. Ces concepts mettent à mal la RLSS (relation linéaire sans seuil), et ouvrent des voies de recherche pour mieux comprendre et maîtriser les modalités de la RIV (radiothérapie interne vectorisée). Les effets des faibles doses ne peuvent ainsi s’envisager que de façon dynamique et intégrée. La cancérogénèse radio-induite s’avère en réalité un effet à seuil, qui ne peut pas être extrapolé de façon linéaire en dessous de ce seuil. |
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