[article]
Titre : |
Crise face aux demandes d’asile : retour sur la stratégie combattive des occupations |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Yohan Verhoeven, Personne interviewée ; Louise Lambert, Intervieweur |
Année de publication : |
2023 |
Article en page(s) : |
p. 7-8 |
Note générale : |
Issu du dossier "Migration au-delà de l'acceptable" |
Langues : |
Français (fre) |
Catégories : |
TS Émigration et immigration:Émigration et immigration -- Politique publique # Émigration et immigration:Émigration et immigration -- Politique publique:Émigration et immigration -- Politique publique -- Belgique # Étrangers:Etrangers (droit) # Immigrées # Immigrés # Immigrés clandestins # Immigrés:Immigrés -- Intégration # Réfugiés politiques # Réfugiés ukrainiens # Violation des droits de l'homme
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Résumé : |
"Cela fait maintenant plus d’un an et demi que les demandeur·euses d’asile ne sont plus pris⋅es en charge par l’État belge. Normalement, quand il⋅elles introduisent leur demande d’asile, il⋅elles ont accès à un hébergement dans des centres Fedasil et aux droits qui y sont liés (carte orange pour pouvoir travailler, suivi médical, suivi juridique). Depuis un an et demi, le réseau est saturé, les demandeur⋅euses d’asile n’ont plus de place en centres et sont contraint⋅es de dormir dans la rue. La procédure de demande d’asile dure en moyenne 6 mois et donc, il⋅elles sont à la rue pendant 6 mois. C’est tout à fait illégal, contraire à la loi belge et au droit international. L’État belge a été condamné plus de 8.000 fois par le Tribunal du travail. La Cour européenne a aussi condamné plusieurs centaines de fois la Belgique. Les juges ont ensuite commencé à soumettre l’État belge à des astreintes, mais il refuse de les payer. Il doit environ 250 millions d’euros suite aux astreintes. Aujourd’hui, tout le monde sait que c’est illégal, mais l’État ne fait toujours rien. Et la situation a tendance à empirer. Il y a deux mois, il y avait environ 2.500 demandeur⋅euses d’asile non hébergé⋅es et aujourd’hui, 3.000. Il y a eu un tout petit sursaut politique au cœur de l’hiver quand il faisait -15 degrés, mais depuis, plus rien." |
En ligne : |
https://www.ciep.be/images/publications/esperluette/2023/Esper116.pdf |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmblln/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=37520 |
in L'esperluette > 116 (Avril - Mai 2023) . - p. 7-8
[article] Crise face aux demandes d’asile : retour sur la stratégie combattive des occupations [texte imprimé] / Yohan Verhoeven, Personne interviewée ; Louise Lambert, Intervieweur . - 2023 . - p. 7-8. Issu du dossier "Migration au-delà de l'acceptable" Langues : Français ( fre) in L'esperluette > 116 (Avril - Mai 2023) . - p. 7-8
Catégories : |
TS Émigration et immigration:Émigration et immigration -- Politique publique # Émigration et immigration:Émigration et immigration -- Politique publique:Émigration et immigration -- Politique publique -- Belgique # Étrangers:Etrangers (droit) # Immigrées # Immigrés # Immigrés clandestins # Immigrés:Immigrés -- Intégration # Réfugiés politiques # Réfugiés ukrainiens # Violation des droits de l'homme
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Résumé : |
"Cela fait maintenant plus d’un an et demi que les demandeur·euses d’asile ne sont plus pris⋅es en charge par l’État belge. Normalement, quand il⋅elles introduisent leur demande d’asile, il⋅elles ont accès à un hébergement dans des centres Fedasil et aux droits qui y sont liés (carte orange pour pouvoir travailler, suivi médical, suivi juridique). Depuis un an et demi, le réseau est saturé, les demandeur⋅euses d’asile n’ont plus de place en centres et sont contraint⋅es de dormir dans la rue. La procédure de demande d’asile dure en moyenne 6 mois et donc, il⋅elles sont à la rue pendant 6 mois. C’est tout à fait illégal, contraire à la loi belge et au droit international. L’État belge a été condamné plus de 8.000 fois par le Tribunal du travail. La Cour européenne a aussi condamné plusieurs centaines de fois la Belgique. Les juges ont ensuite commencé à soumettre l’État belge à des astreintes, mais il refuse de les payer. Il doit environ 250 millions d’euros suite aux astreintes. Aujourd’hui, tout le monde sait que c’est illégal, mais l’État ne fait toujours rien. Et la situation a tendance à empirer. Il y a deux mois, il y avait environ 2.500 demandeur⋅euses d’asile non hébergé⋅es et aujourd’hui, 3.000. Il y a eu un tout petit sursaut politique au cœur de l’hiver quand il faisait -15 degrés, mais depuis, plus rien." |
En ligne : |
https://www.ciep.be/images/publications/esperluette/2023/Esper116.pdf |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmblln/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=37520 |
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