[article]
Titre : |
La plainte d'insomnie en psychiatrie |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Isabelle Poirot |
Année de publication : |
2024 |
Article en page(s) : |
p. 26-33 |
Note générale : |
Cet article fait partie du dossier " Actualités du trouble insomnie ". |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
Insomnie Psychiatrie Trouble insomnie Insomnie chronique Trouble du sommeil Hyper-éveil Comorbidité psychiatrique Thérapeutique Diagnostic Hypnotique Neurophysiologie Nosologie Pathologie psychiatrique Plainte Prise en charge Psychométrie Thérapie comportementale et cognitive |
Résumé : |
La plainte d’insomnie semble banale. Quel soignant ne l’a pas déjà entendu, lui conférant aussitôt un caractère normal, explicable, sans y prêter la moindre attention. Depuis plus de 40 ans, le combat est rude pour permettre une prise en soin de qualité, bâtie sur une démarche médicale et des traitements validés dont l’efficacité n’est plus à démontrer. En 2007, la Haute autorité de santé (HAS) a élaboré des recommandations pour la prise en charge de l’insomnie chronique en médecine générale, hélas manifestement non appliquées. Cette non-considération concerne l’ensemble des soignants… et pourtant, presque 20 % de la population générale est touchée par l’insomnie chronique (proportion variable selon la définition), dont 10 % présente des insomnies sévères. En santé mentale, les statistiques explosent, avec plus de 50 % de personnes concernées.
La plainte d’insomnie a longtemps été considérée comme un simple symptôme de pathologies psychiatriques ou somatiques. Sa prise en soins se résumait à une approche médicamenteuse ou psychothérapeutique, sa persistance étant déjà considérée comme un facteur pronostic négatif. Les études ont cependant montré que l’atteinte du sommeil n’était pas sans conséquences. Outre les dysfonctionnements diurnes liés directement à la plainte nocturne, comme la fatigue, la somnolence, les troubles de concentration et de la mémoire, et leurs impacts sur qualité de vie (sociale, familiale, professionnelle), la recherche a mis en évidence des conséquences cardio-vasculaires , de véritables facteurs de risque d’apparition de la maladie mentale, d’aggravation ou de rechute, de potentiels risques suicidaires … sans compter des questions sur le lien entre insomnie et troubles neurodégénératifs. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=86394 |
in Santé mentale > 290 (Septembre 2024) . - p. 26-33
[article] La plainte d'insomnie en psychiatrie [texte imprimé] / Isabelle Poirot . - 2024 . - p. 26-33. Cet article fait partie du dossier " Actualités du trouble insomnie ". Langues : Français ( fre) in Santé mentale > 290 (Septembre 2024) . - p. 26-33
Mots-clés : |
Insomnie Psychiatrie Trouble insomnie Insomnie chronique Trouble du sommeil Hyper-éveil Comorbidité psychiatrique Thérapeutique Diagnostic Hypnotique Neurophysiologie Nosologie Pathologie psychiatrique Plainte Prise en charge Psychométrie Thérapie comportementale et cognitive |
Résumé : |
La plainte d’insomnie semble banale. Quel soignant ne l’a pas déjà entendu, lui conférant aussitôt un caractère normal, explicable, sans y prêter la moindre attention. Depuis plus de 40 ans, le combat est rude pour permettre une prise en soin de qualité, bâtie sur une démarche médicale et des traitements validés dont l’efficacité n’est plus à démontrer. En 2007, la Haute autorité de santé (HAS) a élaboré des recommandations pour la prise en charge de l’insomnie chronique en médecine générale, hélas manifestement non appliquées. Cette non-considération concerne l’ensemble des soignants… et pourtant, presque 20 % de la population générale est touchée par l’insomnie chronique (proportion variable selon la définition), dont 10 % présente des insomnies sévères. En santé mentale, les statistiques explosent, avec plus de 50 % de personnes concernées.
La plainte d’insomnie a longtemps été considérée comme un simple symptôme de pathologies psychiatriques ou somatiques. Sa prise en soins se résumait à une approche médicamenteuse ou psychothérapeutique, sa persistance étant déjà considérée comme un facteur pronostic négatif. Les études ont cependant montré que l’atteinte du sommeil n’était pas sans conséquences. Outre les dysfonctionnements diurnes liés directement à la plainte nocturne, comme la fatigue, la somnolence, les troubles de concentration et de la mémoire, et leurs impacts sur qualité de vie (sociale, familiale, professionnelle), la recherche a mis en évidence des conséquences cardio-vasculaires , de véritables facteurs de risque d’apparition de la maladie mentale, d’aggravation ou de rechute, de potentiels risques suicidaires … sans compter des questions sur le lien entre insomnie et troubles neurodégénératifs. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=86394 |
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