[article]
Titre : |
Infections bactériennes néonatales : diagnostic, épidémiologie bactérienne et traitement antibiotique |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
R. Cohen ; O. Romain ; Manon Tauzin |
Année de publication : |
2024 |
Article en page(s) : |
p. |
Note générale : |
https://doi.org/10.1016/j.jpp.2024.03.007 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
Infections néonatales Streptocoque du groupe B Streptococcus agalactiae Escherichia coli Entérocolite ulcero-nécrosante |
Résumé : |
Les infections bactériennes graves ont une incidence plus élevée dans la période néonatale qu’à tout autre âge pédiatrique et leur gravité est accrue en l’absence de diagnostic et de traitement précoces. L’incidence est encore plus importante chez les prématurés que chez les nouveau-nés à terme. Les signes cliniques induits sont peu spécifiques et parfois insignifiants, et les biomarqueurs sont peu performants au cours des 24 premières heures de l’infection. Pendant des décennies, cette situation a conduit à traiter trop d’enfants, pendant de longues périodes, avec des antibiotiques à large spectre. Aujourd’hui, le défi consiste à prescrire des traitements ciblés en identifiant les nouveau-nés réellement infectés. Au cours de ces dix dernières années, nous avons assisté à des changements de paradigme majeurs dont il est essentiel de tenir compte. En effet, la prise de conscience croissante de l’impact écologique de l’antibiothérapie précoce, notamment sa contribution à la résistance de certaines bactéries aux antibiotiques, implique de choisir l’antibiotique à spectre le plus étroit et des durées de traitement en adéquation réelle avec les signes d’infection. Parmi les tests biologiques, les plus importants sont les hémocultures. Au moins une hémoculture, réalisée dans des conditions d’asepsie, de volume suffisant (1 à 2mL) et avec des flacons pédiatriques, doit être effectuée dès que la décision de traiter est prise, avant de débuter toute antibiothérapie. Les bactéries responsables des infections bactériennes néonatales précoces (IBPN) n’ont pas évolué de manière significative au cours des dernières années et restent dominées par les Streptocoques du groupe B et Escherichia coli, qui sont les principales cibles du traitement. Le SGB est largement prédominant chez les enfants nés à terme, mais la proportion d’infections dues à E. coli augmente avec la prématurité. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=83939 |
in Journal de pédiatrie et de puériculture > Vol. 37, n° 3 (Juin 2024) . - p.
[article] Infections bactériennes néonatales : diagnostic, épidémiologie bactérienne et traitement antibiotique [texte imprimé] / R. Cohen ; O. Romain ; Manon Tauzin . - 2024 . - p. https://doi.org/10.1016/j.jpp.2024.03.007 Langues : Français ( fre) in Journal de pédiatrie et de puériculture > Vol. 37, n° 3 (Juin 2024) . - p.
Mots-clés : |
Infections néonatales Streptocoque du groupe B Streptococcus agalactiae Escherichia coli Entérocolite ulcero-nécrosante |
Résumé : |
Les infections bactériennes graves ont une incidence plus élevée dans la période néonatale qu’à tout autre âge pédiatrique et leur gravité est accrue en l’absence de diagnostic et de traitement précoces. L’incidence est encore plus importante chez les prématurés que chez les nouveau-nés à terme. Les signes cliniques induits sont peu spécifiques et parfois insignifiants, et les biomarqueurs sont peu performants au cours des 24 premières heures de l’infection. Pendant des décennies, cette situation a conduit à traiter trop d’enfants, pendant de longues périodes, avec des antibiotiques à large spectre. Aujourd’hui, le défi consiste à prescrire des traitements ciblés en identifiant les nouveau-nés réellement infectés. Au cours de ces dix dernières années, nous avons assisté à des changements de paradigme majeurs dont il est essentiel de tenir compte. En effet, la prise de conscience croissante de l’impact écologique de l’antibiothérapie précoce, notamment sa contribution à la résistance de certaines bactéries aux antibiotiques, implique de choisir l’antibiotique à spectre le plus étroit et des durées de traitement en adéquation réelle avec les signes d’infection. Parmi les tests biologiques, les plus importants sont les hémocultures. Au moins une hémoculture, réalisée dans des conditions d’asepsie, de volume suffisant (1 à 2mL) et avec des flacons pédiatriques, doit être effectuée dès que la décision de traiter est prise, avant de débuter toute antibiothérapie. Les bactéries responsables des infections bactériennes néonatales précoces (IBPN) n’ont pas évolué de manière significative au cours des dernières années et restent dominées par les Streptocoques du groupe B et Escherichia coli, qui sont les principales cibles du traitement. Le SGB est largement prédominant chez les enfants nés à terme, mais la proportion d’infections dues à E. coli augmente avec la prématurité. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=83939 |
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