[article]
Titre : |
Définitions et implications des paramètres pharmacocinétiques-pharmacodynamiques des antibiotiques en pratique clinique pédiatrique |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
R. Cohen ; Manon Tauzin ; Alexis Rybak ; Naim Ouldali ; Emmanuel Grimpel |
Année de publication : |
2024 |
Article en page(s) : |
p. 123-128 |
Note générale : |
https://doi.org/10.1016/j.jpp.2024.02.002 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
Pharmacocinétique Pharmacodynamie Antibiotiques Enfant |
Résumé : |
Depuis près d’un demi-siècle, de nombreuses études ont démontré la valeur des paramètres pharmacocinétiques/pharmacodynamiques (PK/PD) sériques pour prédire l’éradication bactérienne ou le succès thérapeutique, d’abord dans différents modèles animaux, puis chez l’homme. Ces paramètres sont désormais la pierre angulaire du développement des antibiotiques, de la détermination de la posologie et de l’intervalle d’administration, ainsi que pour l’établissement des concentrations minimales inhibitrices (CMI) dites « critiques » permettant de classer les souches dans la zone sensible ou résistante à un antibiotique donné. Les premières études qui ont conduit à la détermination de paramètres PK/PD prédictifs ont utilisé des modèles animaux dans lesquels les CMI des antibiotiques contre la souche infectante étaient connues, ainsi que les concentrations sériques à différents moments après l’administration. Dans tous ces modèles, la forme libre de l’antibiotique, qui correspond le plus souvent à la forme active, semblait mieux corrélée à l’efficacité que la concentration totale. Depuis, les données fournies par ces modèles animaux ont été confirmées dans diverses infections rencontrées en pratique clinique : infections respiratoires hautes et basses, bactériémies, infections de la peau et des tissus mous, infections intra-abdominales, infections osseuses et articulaires acquises dans la communauté. Pour d’autres infections (osseuses ou des voies urinaires supérieures), sans avoir obtenu le même niveau de preuve, il semble indispensable de prendre en compte les paramètres PK/PD sériques. Dans le cas d’infections de tissus dans lesquels les antibiotiques diffusent mal (liquide céphalorachidien, œil…) et pour les infections de prothèses, les paramètres PK/PD locaux sont les plus prédictifs. Le choix des antibiotiques, ainsi que les doses journalières et la fréquence d’administration sont largement influencés par les paramètres PK/PD. Ils doivent être particulièrement bien connus des infectiologues et des pédiatres travaillant dans les services de soins intensifs pour une prise en charge optimale des patients infectés par des souches bactériennes moins sensibles ou présentant des caractéristiques susceptibles de modifier la pharmacocinétique des médicaments (mucoviscidose, drépanocytose, insuffisance rénale, infections sévères, etc.). En effet, pour ces patients, en particulier lorsque l’infection concerne des souches résistantes aux antibiotiques, la prescription ne peut pas être uniquement basée sur la médecine factuelle en raison de la relative rareté de ces situations. Par ailleurs, la prescription doit tenir compte des caractéristiques pharmacocinétiques et pharmacodynamiques des molécules administrées. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=83932 |
in Journal de pédiatrie et de puériculture > Vol. 37, n° 3 (Juin 2024) . - p. 123-128
[article] Définitions et implications des paramètres pharmacocinétiques-pharmacodynamiques des antibiotiques en pratique clinique pédiatrique [texte imprimé] / R. Cohen ; Manon Tauzin ; Alexis Rybak ; Naim Ouldali ; Emmanuel Grimpel . - 2024 . - p. 123-128. https://doi.org/10.1016/j.jpp.2024.02.002 Langues : Français ( fre) in Journal de pédiatrie et de puériculture > Vol. 37, n° 3 (Juin 2024) . - p. 123-128
Mots-clés : |
Pharmacocinétique Pharmacodynamie Antibiotiques Enfant |
Résumé : |
Depuis près d’un demi-siècle, de nombreuses études ont démontré la valeur des paramètres pharmacocinétiques/pharmacodynamiques (PK/PD) sériques pour prédire l’éradication bactérienne ou le succès thérapeutique, d’abord dans différents modèles animaux, puis chez l’homme. Ces paramètres sont désormais la pierre angulaire du développement des antibiotiques, de la détermination de la posologie et de l’intervalle d’administration, ainsi que pour l’établissement des concentrations minimales inhibitrices (CMI) dites « critiques » permettant de classer les souches dans la zone sensible ou résistante à un antibiotique donné. Les premières études qui ont conduit à la détermination de paramètres PK/PD prédictifs ont utilisé des modèles animaux dans lesquels les CMI des antibiotiques contre la souche infectante étaient connues, ainsi que les concentrations sériques à différents moments après l’administration. Dans tous ces modèles, la forme libre de l’antibiotique, qui correspond le plus souvent à la forme active, semblait mieux corrélée à l’efficacité que la concentration totale. Depuis, les données fournies par ces modèles animaux ont été confirmées dans diverses infections rencontrées en pratique clinique : infections respiratoires hautes et basses, bactériémies, infections de la peau et des tissus mous, infections intra-abdominales, infections osseuses et articulaires acquises dans la communauté. Pour d’autres infections (osseuses ou des voies urinaires supérieures), sans avoir obtenu le même niveau de preuve, il semble indispensable de prendre en compte les paramètres PK/PD sériques. Dans le cas d’infections de tissus dans lesquels les antibiotiques diffusent mal (liquide céphalorachidien, œil…) et pour les infections de prothèses, les paramètres PK/PD locaux sont les plus prédictifs. Le choix des antibiotiques, ainsi que les doses journalières et la fréquence d’administration sont largement influencés par les paramètres PK/PD. Ils doivent être particulièrement bien connus des infectiologues et des pédiatres travaillant dans les services de soins intensifs pour une prise en charge optimale des patients infectés par des souches bactériennes moins sensibles ou présentant des caractéristiques susceptibles de modifier la pharmacocinétique des médicaments (mucoviscidose, drépanocytose, insuffisance rénale, infections sévères, etc.). En effet, pour ces patients, en particulier lorsque l’infection concerne des souches résistantes aux antibiotiques, la prescription ne peut pas être uniquement basée sur la médecine factuelle en raison de la relative rareté de ces situations. Par ailleurs, la prescription doit tenir compte des caractéristiques pharmacocinétiques et pharmacodynamiques des molécules administrées. |
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http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=83932 |
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