[article]
Titre : |
Piège scintigraphique dans la prise en charge des cancers thyroïdiens : le kyste naso-labial. À propos de 2 cas |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Danielle Benisvy ; A. Schiazza ; G. Poissonnet ; C. Zwarthoed ; J. Sanglier ; J. Darcourt |
Année de publication : |
2019 |
Article en page(s) : |
p. 194-195 |
Note générale : |
Doi : 10.1016/j.mednuc.2019.01.064 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
GLANDE THYROÏDE CANCER |
Résumé : |
Nous rapportons les cas de 2 patientes prises en charge pour un cancer thyroïdien par chirurgie puis traitées par iode radioactif à visée ablative. Cas no 1 : cancer papillaire multifocal bien différencié avec extension extra-thyroïdienne minime, classé selon TNM 8ème édition : pT1b(6) N0. La scintigraphie post-irathérapie, complétée par une TEMP–TDM, ne montrait pas d’argument scintigraphique pour une maladie résiduelle, hormis une tuméfaction du pli naso-génien gauche intensément hyperfixante. L’exploration échographique retrouvait une lésion kystisée de 24mm de grand axe, dont la cytoponction a ramené un liquide clair, épais, non hématique et acellulaire. La thyroglobuline in situ était dosée à 194ng/mL versus indosable en systémique. La tumeur, réséquée par voie vestibulaire, correspondait en analyse histologique à une cavité tapissée par un épithélium mono ou pseudo-stratifié avec des cellules à mucus, des cellules respiratoires ciliées et une métaplasie épidermoïde, permettant de conclure à un kyste naso-labial. L’immunomarquage pour la thyroglobuline et TTF1 était négatif. Cas no 2 : cancer papillaire classé pT1b N1a selon la 8e édition TNM. La scintigraphie post-IRAthérapie montrait une fixation en regard de reliquats thyroïdiens d’allure banale et un foyer intensément fixant sous la narine gauche, sans nodule mesurable. Les paramètres biologiques associés n’étaient pas en faveur de l’existence d’une maladie résiduelle. Les kystes naso-labiaux sont rares, plus souvent décrits dans les populations africaines, chez les femmes, et du côté gauche. La physiopathogénie est peu connue et controversée. Le kyste naso-labial résulterait soit de la persistance d’un îlot de cellules épithéliales au sein des tissus mésenchymateux lors de la formation du massif facial, soit de la persistance de reliquats cellulaires du canal lacrymo-nasal. L’association à un cancer thyroïdien et l’avidité pour l’iode 131 n’avaient jamais été rapportées. La description scintigraphique dans ce contexte est troublante et pose le problème du diagnostic différentiel avec une métastase du cancer thyroïdien. Les mécanismes sous-tendant la captation de l’iode et la synthèse de thyroglobuline au niveau du kyste naso-labial ne sont pour l’heure pas élucidés mais évoquent la présence de cellules thyroïdiennes. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=63312 |
in MÉDECINE NUCLÉAIRE > Vol. 43, n° 2 (Mars/Avril 2019) . - p. 194-195
[article] Piège scintigraphique dans la prise en charge des cancers thyroïdiens : le kyste naso-labial. À propos de 2 cas [texte imprimé] / Danielle Benisvy ; A. Schiazza ; G. Poissonnet ; C. Zwarthoed ; J. Sanglier ; J. Darcourt . - 2019 . - p. 194-195. Doi : 10.1016/j.mednuc.2019.01.064 Langues : Français ( fre) in MÉDECINE NUCLÉAIRE > Vol. 43, n° 2 (Mars/Avril 2019) . - p. 194-195
Mots-clés : |
GLANDE THYROÏDE CANCER |
Résumé : |
Nous rapportons les cas de 2 patientes prises en charge pour un cancer thyroïdien par chirurgie puis traitées par iode radioactif à visée ablative. Cas no 1 : cancer papillaire multifocal bien différencié avec extension extra-thyroïdienne minime, classé selon TNM 8ème édition : pT1b(6) N0. La scintigraphie post-irathérapie, complétée par une TEMP–TDM, ne montrait pas d’argument scintigraphique pour une maladie résiduelle, hormis une tuméfaction du pli naso-génien gauche intensément hyperfixante. L’exploration échographique retrouvait une lésion kystisée de 24mm de grand axe, dont la cytoponction a ramené un liquide clair, épais, non hématique et acellulaire. La thyroglobuline in situ était dosée à 194ng/mL versus indosable en systémique. La tumeur, réséquée par voie vestibulaire, correspondait en analyse histologique à une cavité tapissée par un épithélium mono ou pseudo-stratifié avec des cellules à mucus, des cellules respiratoires ciliées et une métaplasie épidermoïde, permettant de conclure à un kyste naso-labial. L’immunomarquage pour la thyroglobuline et TTF1 était négatif. Cas no 2 : cancer papillaire classé pT1b N1a selon la 8e édition TNM. La scintigraphie post-IRAthérapie montrait une fixation en regard de reliquats thyroïdiens d’allure banale et un foyer intensément fixant sous la narine gauche, sans nodule mesurable. Les paramètres biologiques associés n’étaient pas en faveur de l’existence d’une maladie résiduelle. Les kystes naso-labiaux sont rares, plus souvent décrits dans les populations africaines, chez les femmes, et du côté gauche. La physiopathogénie est peu connue et controversée. Le kyste naso-labial résulterait soit de la persistance d’un îlot de cellules épithéliales au sein des tissus mésenchymateux lors de la formation du massif facial, soit de la persistance de reliquats cellulaires du canal lacrymo-nasal. L’association à un cancer thyroïdien et l’avidité pour l’iode 131 n’avaient jamais été rapportées. La description scintigraphique dans ce contexte est troublante et pose le problème du diagnostic différentiel avec une métastase du cancer thyroïdien. Les mécanismes sous-tendant la captation de l’iode et la synthèse de thyroglobuline au niveau du kyste naso-labial ne sont pour l’heure pas élucidés mais évoquent la présence de cellules thyroïdiennes. |
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