[article]
Titre : |
Le futur de la médecine interne générale en Suisse : un peu de recul ! |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Sophie Durieux-Paillard ; Barbara Broers ; Yves-Laurent Jackson ; Jean-Michel Gaspoz |
Année de publication : |
2018 |
Article en page(s) : |
p. 1683-1684 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
MEDECINE INTERNE MEDECINE GENERALE |
Résumé : |
« …pour que les choses paraissent nouvelles, si elles sont anciennes, et même si elles sont nouvelles, il faut, en art, comme en médecine, comme en mondanité, des noms nouveaux… »
Marcel Proust, Le temps retrouvé. A la recherche du temps perdu, Gallimard, 1927
Quel est le futur de la médecine interne générale en Suisse et qui seront les internistes généralistes de demain ? La médecine de premier recours (MPR), nouvelle dénomination d’une science – d’un art ? – aussi ancienne que l’humanité, est-elle en crise, comme le laisse sous-entendre la campagne de promotion pour la relève, de la Société suisse de médecine interne générale (SSMIG) ? L’enjeu à relever est en effet de taille : il s’agit de prendre en charge une population non seulement vieillissante (entre 1981 et 2016, en Suisse, l’espérance de vie à la naissance est passée de 72,4 à 81,5 ans pour les hommes et de 79,2 à 85,3 ans pour les femmes), mais aussi de tenir compte de la diversité des besoins de santé d’une patientèle plus hétérogène (15 % d’étrangers en 1980, 25 % en 2017). Tout cela, bien sûr, en tentant de contenir les coûts, car le système de santé suisse, s’il est reconnu comme l’un des meilleurs au monde, est aussi l’un des plus onéreux des pays de l’OCDE : 80,7 milliards de francs de dépenses en 2016, soit 803 francs par mois et par habitant. L’un des plus inégalitaires aussi : les ménages financent directement 29,2 % du coût total de la santé et 11 % des Romands déclarent avoir dû renoncer aux soins pour des raisons financières.
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Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=60198 |
in Revue médicale suisse > 620 (Septembre 2018) . - p. 1683-1684
[article] Le futur de la médecine interne générale en Suisse : un peu de recul ! [texte imprimé] / Sophie Durieux-Paillard ; Barbara Broers ; Yves-Laurent Jackson ; Jean-Michel Gaspoz . - 2018 . - p. 1683-1684. Langues : Français ( fre) in Revue médicale suisse > 620 (Septembre 2018) . - p. 1683-1684
Mots-clés : |
MEDECINE INTERNE MEDECINE GENERALE |
Résumé : |
« …pour que les choses paraissent nouvelles, si elles sont anciennes, et même si elles sont nouvelles, il faut, en art, comme en médecine, comme en mondanité, des noms nouveaux… »
Marcel Proust, Le temps retrouvé. A la recherche du temps perdu, Gallimard, 1927
Quel est le futur de la médecine interne générale en Suisse et qui seront les internistes généralistes de demain ? La médecine de premier recours (MPR), nouvelle dénomination d’une science – d’un art ? – aussi ancienne que l’humanité, est-elle en crise, comme le laisse sous-entendre la campagne de promotion pour la relève, de la Société suisse de médecine interne générale (SSMIG) ? L’enjeu à relever est en effet de taille : il s’agit de prendre en charge une population non seulement vieillissante (entre 1981 et 2016, en Suisse, l’espérance de vie à la naissance est passée de 72,4 à 81,5 ans pour les hommes et de 79,2 à 85,3 ans pour les femmes), mais aussi de tenir compte de la diversité des besoins de santé d’une patientèle plus hétérogène (15 % d’étrangers en 1980, 25 % en 2017). Tout cela, bien sûr, en tentant de contenir les coûts, car le système de santé suisse, s’il est reconnu comme l’un des meilleurs au monde, est aussi l’un des plus onéreux des pays de l’OCDE : 80,7 milliards de francs de dépenses en 2016, soit 803 francs par mois et par habitant. L’un des plus inégalitaires aussi : les ménages financent directement 29,2 % du coût total de la santé et 11 % des Romands déclarent avoir dû renoncer aux soins pour des raisons financières.
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http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=60198 |
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