[article]
Titre : |
Morts maternelles par thromboembolies veineuses |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Mathias Rossignol ; Estelle Morau ; Michel Dreyfus |
Année de publication : |
2018 |
Article en page(s) : |
p. 47-55 |
Note générale : |
Doi : 10.1016/j.anrea.2017.11.007 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
GROSSESSE POST PARTUM COMPLICATION EMBOLIE PULMONAIRE MORT MATERNELLE THROMBOEMBOLIE ARRET CARDIAQUE |
Résumé : |
La grossesse et le post-partum constituent des périodes à très haut risque thomboembolique veineux qui semble se prolonger bien au-delà des classiques 6–8 semaines après l’accouchement. L’embolie pulmonaire (EP) est une des trois principales causes de mort maternelle (MM) directe dans la plupart des pays développés. Entre 2010 et 2012 en France, 24 décès maternels ont été attribués à des EP, soit un ratio de mortalité maternelle (RMM) de 1 pour 100 000 naissances vivantes, sans changement par rapport à la période 2007–2009. L’EP est responsable de 9 % des MM, soit une proportion maintenant égale à celle des morts par hémorragie du post-partum ou par embolie amniotique. Parmi ces 24 décès, 4 (16 %) sont survenus après une interruption de grossesse (1 IVG et 3 IMG), 7 (30 %) pendant une grossesse évolutive (toutes avant 22 SA) et 13 (54 %) après l’accouchement (entre 9 et 60jours post-partum). Neuf de ces décès (37,5 %) sont survenus en dehors d’une structure de soins (domicile, voie publique). Le taux d’évitabilité était de 50 %, stable par rapport au triennum précédent. Les principaux critères d’évitabilité sont : retard diagnostique ; mobilisation avant anticoagulation efficace d’une thrombose veineuse profonde (TVP) proximale, traitement préventif par héparine de bas poids moléculaire insuffisant en durée et/ou en dose (obésité), déclenchement non justifié retardant l’anticoagulation efficace. L’analyse de ces décès permet de rappeler qu’une forte suspicion de maladie thromboembolique doit faire débuter l’anticoagulation sans attendre les résultats des examens diagnostiques et que l’angioscanner n’est pas contre-indiqué chez la femme enceinte. La dose d’HBPM doit être adaptée au poids réel et le monitorage de l’activité anti-Xa, s’il n’est pas recommandé de façon systématique, est probablement souhaitable en cas d’obésité ou d’insuffisance rénale. Anticiper la naissance par un déclenchement, en l’absence de trouble du rythme cardiaque fœtal ne doit pas retarder l’anticoagulation efficace d’une TVP/EP découverte proche du terme. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=57286 |
in Anesthésie & Réanimation > Vol. 4, n° 1 (Janvier 2018) . - p. 47-55
[article] Morts maternelles par thromboembolies veineuses [texte imprimé] / Mathias Rossignol ; Estelle Morau ; Michel Dreyfus . - 2018 . - p. 47-55. Doi : 10.1016/j.anrea.2017.11.007 Langues : Français ( fre) in Anesthésie & Réanimation > Vol. 4, n° 1 (Janvier 2018) . - p. 47-55
Mots-clés : |
GROSSESSE POST PARTUM COMPLICATION EMBOLIE PULMONAIRE MORT MATERNELLE THROMBOEMBOLIE ARRET CARDIAQUE |
Résumé : |
La grossesse et le post-partum constituent des périodes à très haut risque thomboembolique veineux qui semble se prolonger bien au-delà des classiques 6–8 semaines après l’accouchement. L’embolie pulmonaire (EP) est une des trois principales causes de mort maternelle (MM) directe dans la plupart des pays développés. Entre 2010 et 2012 en France, 24 décès maternels ont été attribués à des EP, soit un ratio de mortalité maternelle (RMM) de 1 pour 100 000 naissances vivantes, sans changement par rapport à la période 2007–2009. L’EP est responsable de 9 % des MM, soit une proportion maintenant égale à celle des morts par hémorragie du post-partum ou par embolie amniotique. Parmi ces 24 décès, 4 (16 %) sont survenus après une interruption de grossesse (1 IVG et 3 IMG), 7 (30 %) pendant une grossesse évolutive (toutes avant 22 SA) et 13 (54 %) après l’accouchement (entre 9 et 60jours post-partum). Neuf de ces décès (37,5 %) sont survenus en dehors d’une structure de soins (domicile, voie publique). Le taux d’évitabilité était de 50 %, stable par rapport au triennum précédent. Les principaux critères d’évitabilité sont : retard diagnostique ; mobilisation avant anticoagulation efficace d’une thrombose veineuse profonde (TVP) proximale, traitement préventif par héparine de bas poids moléculaire insuffisant en durée et/ou en dose (obésité), déclenchement non justifié retardant l’anticoagulation efficace. L’analyse de ces décès permet de rappeler qu’une forte suspicion de maladie thromboembolique doit faire débuter l’anticoagulation sans attendre les résultats des examens diagnostiques et que l’angioscanner n’est pas contre-indiqué chez la femme enceinte. La dose d’HBPM doit être adaptée au poids réel et le monitorage de l’activité anti-Xa, s’il n’est pas recommandé de façon systématique, est probablement souhaitable en cas d’obésité ou d’insuffisance rénale. Anticiper la naissance par un déclenchement, en l’absence de trouble du rythme cardiaque fœtal ne doit pas retarder l’anticoagulation efficace d’une TVP/EP découverte proche du terme. |
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