[article]
Titre : |
Les futurs médecins garderont-ils le choix de leur spécialisation ? |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Alain Farron ; Didier Hannouche |
Année de publication : |
2017 |
Article en page(s) : |
p. 2155-2156 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
FORMATION MEDECINE SPECIALISATION |
Résumé : |
Comme chaque année, l’automne a coïncidé avec l’annonce de l’augmentation des primes d’assurance maladie. Pour 2018, ce sera 4 % en moyenne suisse, mais largement plus en Romandie (Fribourg excepté), la palme revenant au canton de Vaud avec 6,4 %. Comme chaque année, tous les partenaires y sont allés de leurs analyses et explications pour finalement se renvoyer les responsabilités. Les causes seraient donc imputables au développement de nouvelles technologies médicales, aux tarifs ambulatoires incitant à la réalisation de trop nombreux actes, à des assurances maladie faisant des réserves exagérément élevées, aux hôpitaux largement subventionnés et échappant à la concurrence, à des médicaments abusivement coûteux en comparaison internationale et bien évidemment aux médecins facturant des honoraires injustifiés. Et comme chaque année, le vieillissement de la population a finalement rallié tous les avis et permis de trouver le coupable idéal. L’automne 2017 n’échappera-t‑il donc pas à la règle ? Et pourtant, en observant attentivement les échanges des uns et des autres, une interrogation apparaît de plus en plus souvent : l’offre médicale correspond-elle réellement aux besoins de la population ? Dans un pays toujours convaincu d’avoir un système de santé parmi les meilleurs du monde, ce questionnement constitue à n’en pas douter une évolution importante. Et lorsque l’on entend même certains affirmer que l’existence d’une sur-offre médicale dans certains domaines jouerait un rôle non négligeable dans la spirale infernale des coûts de la santé, une révolution se profile à l’horizon : le sacro-saint libre choix du type de spécialisation postgraduée dont bénéficie encore le médecin suisse pourrait-il être remis en question ?
Ce questionnement constitue à n’en pas douter une évolution importante.
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Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=56178 |
in Revue médicale suisse > 587 (Décembre 2017) . - p. 2155-2156
[article] Les futurs médecins garderont-ils le choix de leur spécialisation ? [texte imprimé] / Alain Farron ; Didier Hannouche . - 2017 . - p. 2155-2156. Langues : Français ( fre) in Revue médicale suisse > 587 (Décembre 2017) . - p. 2155-2156
Mots-clés : |
FORMATION MEDECINE SPECIALISATION |
Résumé : |
Comme chaque année, l’automne a coïncidé avec l’annonce de l’augmentation des primes d’assurance maladie. Pour 2018, ce sera 4 % en moyenne suisse, mais largement plus en Romandie (Fribourg excepté), la palme revenant au canton de Vaud avec 6,4 %. Comme chaque année, tous les partenaires y sont allés de leurs analyses et explications pour finalement se renvoyer les responsabilités. Les causes seraient donc imputables au développement de nouvelles technologies médicales, aux tarifs ambulatoires incitant à la réalisation de trop nombreux actes, à des assurances maladie faisant des réserves exagérément élevées, aux hôpitaux largement subventionnés et échappant à la concurrence, à des médicaments abusivement coûteux en comparaison internationale et bien évidemment aux médecins facturant des honoraires injustifiés. Et comme chaque année, le vieillissement de la population a finalement rallié tous les avis et permis de trouver le coupable idéal. L’automne 2017 n’échappera-t‑il donc pas à la règle ? Et pourtant, en observant attentivement les échanges des uns et des autres, une interrogation apparaît de plus en plus souvent : l’offre médicale correspond-elle réellement aux besoins de la population ? Dans un pays toujours convaincu d’avoir un système de santé parmi les meilleurs du monde, ce questionnement constitue à n’en pas douter une évolution importante. Et lorsque l’on entend même certains affirmer que l’existence d’une sur-offre médicale dans certains domaines jouerait un rôle non négligeable dans la spirale infernale des coûts de la santé, une révolution se profile à l’horizon : le sacro-saint libre choix du type de spécialisation postgraduée dont bénéficie encore le médecin suisse pourrait-il être remis en question ?
Ce questionnement constitue à n’en pas douter une évolution importante.
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Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=56178 |
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