[article]
Titre : |
Anaphylaxie alimentaire à l’effort : un diagnostic par étapes |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Julien Gaillard ; Amélie Borgeat-Kaeser ; Guillaume Buss ; François Spertini |
Année de publication : |
2017 |
Article en page(s) : |
p. 734-738 |
Langues : |
Français (fre) |
Résumé : |
L’anaphylaxie alimentaire à l’effort est une allergie alimentaire potentiellement sévère. L’exercice physique, les AINS, l’alcool, les infections et les œstrogènes sont des cofacteurs reconnus, capables de diminuer la quantité d’allergènes nécessaire à l’atteinte d’un seuil anaphylactique. Si le panel d’aliments incriminés est large, seules quelques protéines responsables ont été à ce jour identifiées. La plus connue est l’ω5-gliadine du blé. En cas d’incertitude diagnostique, un test de provocation est indiqué. Son application clinique reste difficile et inclut de tester l’allergène de manière isolée et le cofacteur puis d’intégrer les deux dans un même test. La farine de gluten et la combinaison AINS + alcool ont une sensibilité supérieure respectivement à la farine de blé et à l’exercice physique en situation de provocation.
Vignette cliniqueUne patiente de 36 ans, originaire du Sri Lanka, présente en 2009 un prurit généralisé suivi d’une faiblesse pour laquelle elle consulte les urgences. La tryptase est positive (37,3 µg / l). Aucune piste alimentaire ni médicamenteuse n’est identifiée. Trois mois plus tard, la consommation de pain et d’aubergine au curry entraîne l’apparition d’une urticaire aiguë. Un premier bilan allergologique ne permet pas d’incriminer un aliment consommé lors de la réaction. La tryptase basale est négative, écartant de manière raisonnable le diagnostic de mastocytose systémique. Une récidive d’intensité plus marquée survient en 2016. Vers midi, la patiente consomme des pâtes, du poulet pané (farine) et du maïs et part courir une heure après le repas. Elle présente dès le début de l’effort une urticaire généralisée, associée à une sensation de malaise. La patiente stoppe son effort et prend un anti-H1 (desloratadine) avec une régression progressive des lésions. A l’anamnèse ali... |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=53655 |
in Revue médicale suisse > 557 (Avril 2017) . - p. 734-738
[article] Anaphylaxie alimentaire à l’effort : un diagnostic par étapes [texte imprimé] / Julien Gaillard ; Amélie Borgeat-Kaeser ; Guillaume Buss ; François Spertini . - 2017 . - p. 734-738. Langues : Français ( fre) in Revue médicale suisse > 557 (Avril 2017) . - p. 734-738
Résumé : |
L’anaphylaxie alimentaire à l’effort est une allergie alimentaire potentiellement sévère. L’exercice physique, les AINS, l’alcool, les infections et les œstrogènes sont des cofacteurs reconnus, capables de diminuer la quantité d’allergènes nécessaire à l’atteinte d’un seuil anaphylactique. Si le panel d’aliments incriminés est large, seules quelques protéines responsables ont été à ce jour identifiées. La plus connue est l’ω5-gliadine du blé. En cas d’incertitude diagnostique, un test de provocation est indiqué. Son application clinique reste difficile et inclut de tester l’allergène de manière isolée et le cofacteur puis d’intégrer les deux dans un même test. La farine de gluten et la combinaison AINS + alcool ont une sensibilité supérieure respectivement à la farine de blé et à l’exercice physique en situation de provocation.
Vignette cliniqueUne patiente de 36 ans, originaire du Sri Lanka, présente en 2009 un prurit généralisé suivi d’une faiblesse pour laquelle elle consulte les urgences. La tryptase est positive (37,3 µg / l). Aucune piste alimentaire ni médicamenteuse n’est identifiée. Trois mois plus tard, la consommation de pain et d’aubergine au curry entraîne l’apparition d’une urticaire aiguë. Un premier bilan allergologique ne permet pas d’incriminer un aliment consommé lors de la réaction. La tryptase basale est négative, écartant de manière raisonnable le diagnostic de mastocytose systémique. Une récidive d’intensité plus marquée survient en 2016. Vers midi, la patiente consomme des pâtes, du poulet pané (farine) et du maïs et part courir une heure après le repas. Elle présente dès le début de l’effort une urticaire généralisée, associée à une sensation de malaise. La patiente stoppe son effort et prend un anti-H1 (desloratadine) avec une régression progressive des lésions. A l’anamnèse ali... |
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http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=53655 |
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