[article]
Titre : |
Médicaments : faire face à la contrefaçon |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Jean-Yves Nau |
Année de publication : |
2012 |
Article en page(s) : |
p. 2146-2147 |
Langues : |
Français (fre) |
Résumé : |
Elle n’a peut-être pas été surlignée comme il convenait, cette récente publication du Lancet intitulée «Travel and fake artesunate : a risky business».1 Il s’agissait d’un cas clinique rapporté par Carlos J. Chaccour et Jose L. Del Pozo (Clinique universitaire de Navarre, Pampelune) ainsi que par Harparkash Kaur et David Mabey (London School of Hygiene & Tropical Medicine).
Une jeune femme de nationalité espagnole, âgée de 28 ans, est admise en extrême urgence dans l’établissement hospitalier espagnol. Elle revient de Guinée équatoriale. Voyageant fréquemment dans ce pays, elle connaissait les risques inhérents aux piqûres des anophèles femelles. «Elle ne prenait pas de chimioprophylaxie mais savait utiliser le traitement curatif immédiat (ACT) auprès du système de santé local – précaire certes mais très rôdé à cette pratique simple – rapporte en France le Dr Alain Fisch, spécialiste de médecine des voyages (Centre hospitalier de Villeneuve-Saint-Georges). Elle achète donc deux boîtes d’artésunate 50 mg et prend quatre comprimés par jour, en association avec de la sulfadoxine-pyriméthamine (Fansidar). Après trois jours, ne constatant aucune efficacité clinique, elle est rapatriée au CHU de Pampelune. Parasitémie à 2,5%. L’artésunate étant en autorisation temporaire d’utilisation (ATU) nominative, on lui donne dans l’attente de la doxycycline. Son état s’aggrave (parasitémie 4,5%, anémie…) ; elle sera guérie, enfin, après réception de l’artésunate.» |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=46654 |
in Revue médicale suisse > 361 (Novembre 2012) . - p. 2146-2147
[article] Médicaments : faire face à la contrefaçon [texte imprimé] / Jean-Yves Nau . - 2012 . - p. 2146-2147. Langues : Français ( fre) in Revue médicale suisse > 361 (Novembre 2012) . - p. 2146-2147
Résumé : |
Elle n’a peut-être pas été surlignée comme il convenait, cette récente publication du Lancet intitulée «Travel and fake artesunate : a risky business».1 Il s’agissait d’un cas clinique rapporté par Carlos J. Chaccour et Jose L. Del Pozo (Clinique universitaire de Navarre, Pampelune) ainsi que par Harparkash Kaur et David Mabey (London School of Hygiene & Tropical Medicine).
Une jeune femme de nationalité espagnole, âgée de 28 ans, est admise en extrême urgence dans l’établissement hospitalier espagnol. Elle revient de Guinée équatoriale. Voyageant fréquemment dans ce pays, elle connaissait les risques inhérents aux piqûres des anophèles femelles. «Elle ne prenait pas de chimioprophylaxie mais savait utiliser le traitement curatif immédiat (ACT) auprès du système de santé local – précaire certes mais très rôdé à cette pratique simple – rapporte en France le Dr Alain Fisch, spécialiste de médecine des voyages (Centre hospitalier de Villeneuve-Saint-Georges). Elle achète donc deux boîtes d’artésunate 50 mg et prend quatre comprimés par jour, en association avec de la sulfadoxine-pyriméthamine (Fansidar). Après trois jours, ne constatant aucune efficacité clinique, elle est rapatriée au CHU de Pampelune. Parasitémie à 2,5%. L’artésunate étant en autorisation temporaire d’utilisation (ATU) nominative, on lui donne dans l’attente de la doxycycline. Son état s’aggrave (parasitémie 4,5%, anémie…) ; elle sera guérie, enfin, après réception de l’artésunate.» |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=46654 |
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