[article]
Titre : |
Finalement, la «fée franco-suisse» serait-elle une thérapeutique ? |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Jean-Yves Nau |
Année de publication : |
2013 |
Article en page(s) : |
p. 434-435 |
Langues : |
Français (fre) |
Résumé : |
Le mea culpa est toujours un phénomène intéressant. Tout particulièrement quand il est question d’alcool. Une nouvelle preuve vient d’en être donnée avec la communication-confession que vient de faire, publiquement, le Pr Yves Chapuis, membre de l’Académie (française) de médecine et président honoraire de l’Académie (française) de chirurgie. Et ce mea culpa (collectif et français) concerne l’absinthe.
L’absinthe. Combien sont-elles, les boissons alcooliques, à avoir traversé les siècles humains avant d’être condamnées puis réhabilitées ? C’est l’histoire franco-suisse de la «fée verte», une saga qui ne cesse de faire couler l’encre. On peut, à l’écoute du Pr Chapuis, la résumer assez simplement. Artemisia absinthium est connue depuis la plus haute antiquité pour ses vertus médicinales. Les Egyptiens en 1600 avant Jésus Christ, Hippocrate, Galien, l’Ecole de Salerne en 1649, les médecins du XVIIIe siècle la recommandaient dans diverses indications. «Mais voici qu’en Suisse, dans le Val-de-Travers, une guérisseuse (et sans doute au même moment un médecin itinérant, le Dr Ordinaire) transforment dans les années 1780 à 1790 l’élixir dépuratif en une liqueur apéritive qui va durant deux siècles connaître un succès surprenant, rapporte le Pr Chapuis. Sa fabrication trouve en France, à Pontarlier, pour des raisons douanières, un site pionnier puisque la ville compte en 1900 vingt-cinq distilleries. La fabrication s’en étend à d’autres provinces. La fée verte, appelée encore fée franco-suisse, sévit dans les cercles militaires, les milieux littéraires et artistiques et finalement dans le peuple.» |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=46331 |
in Revue médicale suisse > 374 (Février 2013) . - p. 434-435
[article] Finalement, la «fée franco-suisse» serait-elle une thérapeutique ? [texte imprimé] / Jean-Yves Nau . - 2013 . - p. 434-435. Langues : Français ( fre) in Revue médicale suisse > 374 (Février 2013) . - p. 434-435
Résumé : |
Le mea culpa est toujours un phénomène intéressant. Tout particulièrement quand il est question d’alcool. Une nouvelle preuve vient d’en être donnée avec la communication-confession que vient de faire, publiquement, le Pr Yves Chapuis, membre de l’Académie (française) de médecine et président honoraire de l’Académie (française) de chirurgie. Et ce mea culpa (collectif et français) concerne l’absinthe.
L’absinthe. Combien sont-elles, les boissons alcooliques, à avoir traversé les siècles humains avant d’être condamnées puis réhabilitées ? C’est l’histoire franco-suisse de la «fée verte», une saga qui ne cesse de faire couler l’encre. On peut, à l’écoute du Pr Chapuis, la résumer assez simplement. Artemisia absinthium est connue depuis la plus haute antiquité pour ses vertus médicinales. Les Egyptiens en 1600 avant Jésus Christ, Hippocrate, Galien, l’Ecole de Salerne en 1649, les médecins du XVIIIe siècle la recommandaient dans diverses indications. «Mais voici qu’en Suisse, dans le Val-de-Travers, une guérisseuse (et sans doute au même moment un médecin itinérant, le Dr Ordinaire) transforment dans les années 1780 à 1790 l’élixir dépuratif en une liqueur apéritive qui va durant deux siècles connaître un succès surprenant, rapporte le Pr Chapuis. Sa fabrication trouve en France, à Pontarlier, pour des raisons douanières, un site pionnier puisque la ville compte en 1900 vingt-cinq distilleries. La fabrication s’en étend à d’autres provinces. La fée verte, appelée encore fée franco-suisse, sévit dans les cercles militaires, les milieux littéraires et artistiques et finalement dans le peuple.» |
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