[article]
Titre : |
Cancer de la prostate : les chiffres français de l’excès de dépistage et de ses complications |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Jean-Yves Nau |
Année de publication : |
2014 |
Article en page(s) : |
p. 838-839 |
Langues : |
Français (fre) |
Résumé : |
On observe depuis plusieurs années une critique récurrente d’une forme de dépistage «excessif» du cancer de la prostate. Elle se fonde pour l’essentiel sur les complications handicapantes de thérapeutiques dont la justification n’était pas véritablement démontrée. Il y a aussi, bien sûr, la question de son coût. Une étude française de grande ampleur dont les résultats viennent d’être publiés 1 fournit, dans ce domaine, de nouveaux et précieux éléments chiffrés. Ce travail a été mené sur onze millions d’hommes de 40 ans et plus. Il s’agissait d’estimer les fréquences des dosages de l’antigène spécifique de la prostate (PSA), des biopsies et des cancers de la prostate (CPr) nouvellement pris en charge, ainsi que d’estimer les taux de complications.
Il apparaît ainsi qu’en 2011, environ 30% des hommes sans CPr ont eu au moins un dosage du PSA, 0,5% une biopsie de la prostate et 0,4% un CPr nouvellement pris en charge. Les médecins généralistes avaient prescrit 87% des tests. Le PSA libre rendait compte de 21% des 4,2 millions de tests effectués. Après un dosage du PSA en 2010, 2,1% des hommes ont eu une biopsie l’année suivante et 1% un CPr pris en charge. Parmi ceux présentant un CPr, près de 80% ont eu au moins un traitement spécifique dans les deux années suivantes. Chez les hommes de 50-69 ans, près de 66% ont eu une prostatectomie isolée et, parmi eux, 61% un traitement médicamenteux pour troubles de l’érection et 18% pour troubles urinaires lors des deux ans de suivi. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=44199 |
in Revue médicale suisse > 425 (Avril 2014) . - p. 838-839
[article] Cancer de la prostate : les chiffres français de l’excès de dépistage et de ses complications [texte imprimé] / Jean-Yves Nau . - 2014 . - p. 838-839. Langues : Français ( fre) in Revue médicale suisse > 425 (Avril 2014) . - p. 838-839
Résumé : |
On observe depuis plusieurs années une critique récurrente d’une forme de dépistage «excessif» du cancer de la prostate. Elle se fonde pour l’essentiel sur les complications handicapantes de thérapeutiques dont la justification n’était pas véritablement démontrée. Il y a aussi, bien sûr, la question de son coût. Une étude française de grande ampleur dont les résultats viennent d’être publiés 1 fournit, dans ce domaine, de nouveaux et précieux éléments chiffrés. Ce travail a été mené sur onze millions d’hommes de 40 ans et plus. Il s’agissait d’estimer les fréquences des dosages de l’antigène spécifique de la prostate (PSA), des biopsies et des cancers de la prostate (CPr) nouvellement pris en charge, ainsi que d’estimer les taux de complications.
Il apparaît ainsi qu’en 2011, environ 30% des hommes sans CPr ont eu au moins un dosage du PSA, 0,5% une biopsie de la prostate et 0,4% un CPr nouvellement pris en charge. Les médecins généralistes avaient prescrit 87% des tests. Le PSA libre rendait compte de 21% des 4,2 millions de tests effectués. Après un dosage du PSA en 2010, 2,1% des hommes ont eu une biopsie l’année suivante et 1% un CPr pris en charge. Parmi ceux présentant un CPr, près de 80% ont eu au moins un traitement spécifique dans les deux années suivantes. Chez les hommes de 50-69 ans, près de 66% ont eu une prostatectomie isolée et, parmi eux, 61% un traitement médicamenteux pour troubles de l’érection et 18% pour troubles urinaires lors des deux ans de suivi. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=44199 |
|  |