[article]
Titre : |
Organes humains qui après nous vivrez |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Jean-Yves Nau |
Année de publication : |
2014 |
Article en page(s) : |
p. 988-989 |
Langues : |
Français (fre) |
Résumé : |
L’émotion, voilà le piège. A la première lecture, on peut être trop ému pour en parler. Pas question, alors, d’en faire la recension. Il y a urgence à poser ce livre.1 On le reprendra plus tard en cherchant d’ici là d’où vient ce trouble. Un trouble et une émotion largement partagés : ce livre rencontre un beau succès dans les librairies francophones. Un succès qui surprendrait presque les critiques professionnels. C’est au fond assez simple. Il y a la qualité de l’écriture, il y a le thème et puis, bien sûr, le rythme. Les règles de la tragédie sont respectées et réinventées comme elles le sont dans les séries américaines. Avec ici quelques belles trouvailles, des plongées panoramiques dans l’histoire des rois et la symbolique du cœur.
L’émotion, on le sait, est le grand piège dans lequel aucun chirurgien ne saurait tomber. Ne jamais trembler quand on ouvre. Faire du corps anesthésié un objet à réparer. Une personne à qui on a parlé. Une personne à qui, si tout va bien, on reparlera. Mais, pour l’heure, une personne-objet ; un cas à travailler, un dysfonctionnement organique à résoudre. Voilà pour le pain quotidien du chirurgien. Et puis il y a aussi les exceptions. C’est le cas du chirurgien-préleveur. Il n’a jamais parlé avec ce corps qui n’est pas son patient, qui ne le sera jamais. Il se doit de le respecter mais se doit aussi de ne voir là qu’une mine. Des joyaux à extraire pour prolonger d’autres vies : celles d’hommes, de femmes, à qui il ne parlera jamais. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=44149 |
in Revue médicale suisse > 428 (Avril 2014) . - p. 988-989
[article] Organes humains qui après nous vivrez [texte imprimé] / Jean-Yves Nau . - 2014 . - p. 988-989. Langues : Français ( fre) in Revue médicale suisse > 428 (Avril 2014) . - p. 988-989
Résumé : |
L’émotion, voilà le piège. A la première lecture, on peut être trop ému pour en parler. Pas question, alors, d’en faire la recension. Il y a urgence à poser ce livre.1 On le reprendra plus tard en cherchant d’ici là d’où vient ce trouble. Un trouble et une émotion largement partagés : ce livre rencontre un beau succès dans les librairies francophones. Un succès qui surprendrait presque les critiques professionnels. C’est au fond assez simple. Il y a la qualité de l’écriture, il y a le thème et puis, bien sûr, le rythme. Les règles de la tragédie sont respectées et réinventées comme elles le sont dans les séries américaines. Avec ici quelques belles trouvailles, des plongées panoramiques dans l’histoire des rois et la symbolique du cœur.
L’émotion, on le sait, est le grand piège dans lequel aucun chirurgien ne saurait tomber. Ne jamais trembler quand on ouvre. Faire du corps anesthésié un objet à réparer. Une personne à qui on a parlé. Une personne à qui, si tout va bien, on reparlera. Mais, pour l’heure, une personne-objet ; un cas à travailler, un dysfonctionnement organique à résoudre. Voilà pour le pain quotidien du chirurgien. Et puis il y a aussi les exceptions. C’est le cas du chirurgien-préleveur. Il n’a jamais parlé avec ce corps qui n’est pas son patient, qui ne le sera jamais. Il se doit de le respecter mais se doit aussi de ne voir là qu’une mine. Des joyaux à extraire pour prolonger d’autres vies : celles d’hommes, de femmes, à qui il ne parlera jamais. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=44149 |
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