[article]
Titre : |
Obstétrique, médecine maternelle et fœtale, une exigence de formation |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Olivier Irion ; Jean-François Delaloye |
Année de publication : |
2014 |
Article en page(s) : |
p. 1947 |
Langues : |
Français (fre) |
Résumé : |
Des voix s’élèvent, parmi les politiciens et dans certaines corporations, en Suisse et ailleurs, pour préconiser un suivi de grossesse démédicalisé. Parallèlement, nous assistons à une augmentation des grossesses chez les femmes âgées de plus de 40, voire de plus de 50 ans, obtenues le plus souvent par don d’ovocytes et fécondation in vitro à l’étranger, cette pratique étant interdite en Suisse. Pour ces femmes, le risque de complications est clairement augmenté, en particulier d’hypertension, de prééclampsie, d’anomalies de l’insertion ou de la fonction placentaires conduisant au retard de croissance intra-utérine, à l’accouchement prématuré ou au décès périnatal, ainsi qu’à des accouchements difficiles et des hystérectomies. Ces risques sont aussi associés aux comorbidités présentes chez les femmes plus âgées, à l’obésité ou au diabète, par exemple. Les maladies maternelles, au premier rang desquelles les cardiopathies, sont un facteur important de morbidité et de mortalité pour la femme enceinte. Un suivi de grossesse par des personnes bienveillantes, mais non conscientes de ces pathologies, peut conduire à négliger des actions préventives ou des traitements salvateurs. L’obstétricien et le médecin traitant doivent travailler ensemble et rester les acteurs de premier choix pour les consultations de grossesse. Enfin, pour ces femmes à risques de complications maternelles ou périnatales, un suivi et un accouchement par un spécialiste en médecine fœto-maternelle, dans un centre de référence, s’imposent. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=43081 |
in Revue médicale suisse > 447 (Octobre 2014) . - p. 1947
[article] Obstétrique, médecine maternelle et fœtale, une exigence de formation [texte imprimé] / Olivier Irion ; Jean-François Delaloye . - 2014 . - p. 1947. Langues : Français ( fre) in Revue médicale suisse > 447 (Octobre 2014) . - p. 1947
Résumé : |
Des voix s’élèvent, parmi les politiciens et dans certaines corporations, en Suisse et ailleurs, pour préconiser un suivi de grossesse démédicalisé. Parallèlement, nous assistons à une augmentation des grossesses chez les femmes âgées de plus de 40, voire de plus de 50 ans, obtenues le plus souvent par don d’ovocytes et fécondation in vitro à l’étranger, cette pratique étant interdite en Suisse. Pour ces femmes, le risque de complications est clairement augmenté, en particulier d’hypertension, de prééclampsie, d’anomalies de l’insertion ou de la fonction placentaires conduisant au retard de croissance intra-utérine, à l’accouchement prématuré ou au décès périnatal, ainsi qu’à des accouchements difficiles et des hystérectomies. Ces risques sont aussi associés aux comorbidités présentes chez les femmes plus âgées, à l’obésité ou au diabète, par exemple. Les maladies maternelles, au premier rang desquelles les cardiopathies, sont un facteur important de morbidité et de mortalité pour la femme enceinte. Un suivi de grossesse par des personnes bienveillantes, mais non conscientes de ces pathologies, peut conduire à négliger des actions préventives ou des traitements salvateurs. L’obstétricien et le médecin traitant doivent travailler ensemble et rester les acteurs de premier choix pour les consultations de grossesse. Enfin, pour ces femmes à risques de complications maternelles ou périnatales, un suivi et un accouchement par un spécialiste en médecine fœto-maternelle, dans un centre de référence, s’imposent. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=43081 |
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