[article]
Titre : |
Santé : du citoyen parfait au citoyen conscient |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Bertrand Kiefer |
Année de publication : |
2014 |
Article en page(s) : |
p. 2120 |
Langues : |
Français (fre) |
Résumé : |
La connaissance est la clé de la liberté. Oui, mais peut-on encore connaître ce qui importe pour sa santé ? La médecine est un univers en expansion et même en explosion. Les nouveaux savoirs bousculent sans cesse les anciens, tout est mouvant, jusqu’à la structure même de l’édifice médical. L’individu moderne, s’il veut se situer face à l’actualité, doit savoir, au moins vaguement, ce que sont les gènes, les cellules souches et les IRM, à quoi ressemble un robot opérateur, en quoi un virus se distingue d’une bactérie, comment se transmet Ebola. Il doit savoir faire la part des rumeurs qui courent dans les médias sociaux, comprendre pourquoi un vaccin est utile tout en n’étant pas efficace à 100%. Il doit aussi saisir des notions d’épistémologie, admettre que le savoir change, et parfois du tout au tout, au fil de la recherche. Il lui faut concevoir, et accepter, que la science ne soit pas un discours vrai, mais falsifiable. D’où sa fragilité comparée aux slogans et aux affirmations qui reposent sur des croyances. Surtout, s’il se veut libre, l’individu contemporain doit sans cesse exercer son esprit critique : comprendre que le savoir médical est le lieu d’une intense activité marketing, où quantité d’intérêts commerciaux construisent de fausses preuves, créent des mondes marketing où la réalité est travestie en simulacres et apparences. Une fois les yeux bien ouverts, il verra les luttes de petits ou grands pouvoirs cherchant à capter la compréhension qu’il a de sa santé. Pour ensuite lui vendre une santé virtualisée et une normalité de pacotille. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=42976 |
in Revue médicale suisse > 449 (Novembre 2014) . - p. 2120
[article] Santé : du citoyen parfait au citoyen conscient [texte imprimé] / Bertrand Kiefer . - 2014 . - p. 2120. Langues : Français ( fre) in Revue médicale suisse > 449 (Novembre 2014) . - p. 2120
Résumé : |
La connaissance est la clé de la liberté. Oui, mais peut-on encore connaître ce qui importe pour sa santé ? La médecine est un univers en expansion et même en explosion. Les nouveaux savoirs bousculent sans cesse les anciens, tout est mouvant, jusqu’à la structure même de l’édifice médical. L’individu moderne, s’il veut se situer face à l’actualité, doit savoir, au moins vaguement, ce que sont les gènes, les cellules souches et les IRM, à quoi ressemble un robot opérateur, en quoi un virus se distingue d’une bactérie, comment se transmet Ebola. Il doit savoir faire la part des rumeurs qui courent dans les médias sociaux, comprendre pourquoi un vaccin est utile tout en n’étant pas efficace à 100%. Il doit aussi saisir des notions d’épistémologie, admettre que le savoir change, et parfois du tout au tout, au fil de la recherche. Il lui faut concevoir, et accepter, que la science ne soit pas un discours vrai, mais falsifiable. D’où sa fragilité comparée aux slogans et aux affirmations qui reposent sur des croyances. Surtout, s’il se veut libre, l’individu contemporain doit sans cesse exercer son esprit critique : comprendre que le savoir médical est le lieu d’une intense activité marketing, où quantité d’intérêts commerciaux construisent de fausses preuves, créent des mondes marketing où la réalité est travestie en simulacres et apparences. Une fois les yeux bien ouverts, il verra les luttes de petits ou grands pouvoirs cherchant à capter la compréhension qu’il a de sa santé. Pour ensuite lui vendre une santé virtualisée et une normalité de pacotille. |
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