[article]
Titre : |
L’abus de substances, une maladie masculine ? |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Monika Egervarine Radvanyi ; Kyriaki Gkoufa ; Thierry Favrod-Coune |
Année de publication : |
2016 |
Article en page(s) : |
p. 1602-1606 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
HOMME ADDICTION ALCOOL TABAC DROGUE |
Résumé : |
Pour des raisons biologiques et sociales, les hommes doivent répondre à des attentes de performance, de compétitivité et de prise de risques. Cela les expose à la consommation de substances, abus et dépendances, dans un cadre social, récréatif, ou pour augmenter leur performance. La prévalence de consommation est globalement supérieure chez les hommes (deux hommes pour une femme). Cet article propose une description des différences de genre dans la consommation des principales substances et des conseils pour le dépistage et une prise en charge adaptée. Il s’agit principalement d’un cadre permettant une identification, de favoriser le choix du genre du soignant, de travailler en collaboration de même qu’en utilisant d’autres moyens que la parole. L’image traditionnelle de l’homme sera discutée et nuancée.
Introduction, généralitésLa consommation excessive de substances représente un important facteur de risque pour de nombreux problèmes physiques, psychiques et sociaux. En particulier, le tabac et l’alcool sont parmi les premiers facteurs de risque évitables dans les sociétés de type « occidental » causant, en Suisse, respectivement 90001 et 16002 décès par année. La consommation de substances et les dépendances sont nettement plus fréquentes chez les hommes, avec deux exceptions, une pour le tabac chez les moins de 25 ans, où la consommation s’est récemment équilibrée (mais reste supérieure chez l’homme adulte), et une autre pour les tranquillisants et les antalgiques, nettement plus prévalents chez les femmes (tableau 1).3 Une des explications possibles de cette différence est que beaucoup d’hommes vivent un conflit entre les exigences traditionnelles du chasseur et défenseur, accompagnées d’autres souvent excessives véhiculées par la société, et sa définition personnelle de la m... |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=42738 |
in Revue médicale suisse > 532 (Septembre 2016) . - p. 1602-1606
[article] L’abus de substances, une maladie masculine ? [texte imprimé] / Monika Egervarine Radvanyi ; Kyriaki Gkoufa ; Thierry Favrod-Coune . - 2016 . - p. 1602-1606. Langues : Français ( fre) in Revue médicale suisse > 532 (Septembre 2016) . - p. 1602-1606
Mots-clés : |
HOMME ADDICTION ALCOOL TABAC DROGUE |
Résumé : |
Pour des raisons biologiques et sociales, les hommes doivent répondre à des attentes de performance, de compétitivité et de prise de risques. Cela les expose à la consommation de substances, abus et dépendances, dans un cadre social, récréatif, ou pour augmenter leur performance. La prévalence de consommation est globalement supérieure chez les hommes (deux hommes pour une femme). Cet article propose une description des différences de genre dans la consommation des principales substances et des conseils pour le dépistage et une prise en charge adaptée. Il s’agit principalement d’un cadre permettant une identification, de favoriser le choix du genre du soignant, de travailler en collaboration de même qu’en utilisant d’autres moyens que la parole. L’image traditionnelle de l’homme sera discutée et nuancée.
Introduction, généralitésLa consommation excessive de substances représente un important facteur de risque pour de nombreux problèmes physiques, psychiques et sociaux. En particulier, le tabac et l’alcool sont parmi les premiers facteurs de risque évitables dans les sociétés de type « occidental » causant, en Suisse, respectivement 90001 et 16002 décès par année. La consommation de substances et les dépendances sont nettement plus fréquentes chez les hommes, avec deux exceptions, une pour le tabac chez les moins de 25 ans, où la consommation s’est récemment équilibrée (mais reste supérieure chez l’homme adulte), et une autre pour les tranquillisants et les antalgiques, nettement plus prévalents chez les femmes (tableau 1).3 Une des explications possibles de cette différence est que beaucoup d’hommes vivent un conflit entre les exigences traditionnelles du chasseur et défenseur, accompagnées d’autres souvent excessives véhiculées par la société, et sa définition personnelle de la m... |
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