[article]
Titre : |
Réseau de soins pour patients souffrant de dysphorie de genre |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Lorenzo Soldati ; Marion Hischier ; Jean-Michel Aubry |
Année de publication : |
2016 |
Article en page(s) : |
p. 1557-1560 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
dysphorie de genre identité sexuelle PSYCHIATRIE |
Résumé : |
Par dysphorie de genre, on désigne la détresse due à la discordance entre l’identité de genre d’une personne et son sexe d’assignation à la naissance. La dysphorie de genre peut être atténuée par une prise en charge spécialisée et pluridisciplinaire, qui est résumée dans cet article.Malheureusement, ce trouble est encore peu connu du monde médical, ce qui amène parfois une attitude discriminante de la part des soignants et un effet plus nocif que positif de certaines prises en charge sur les patients.Face à cette constatation et aux plaintes de certains patients, nous avons décidé de créer un réseau de soins comprenant des soignants des diverses disciplines concernées. Les buts de ce réseau seront d’améliorer la qualité des soins offerts aux patients souffrant de dysphorie de genre et de devenir une référence pour la Suisse romande.
IntroductionL’identité de genre est définie comme le sentiment intrinsèque d’être un homme, une femme ou d’un genre alternatif (« garçon-fille » ou « fille-garçon », par exemple).1 En ce sens, elle ne reflète pas un concept dichotomique (soit homme, soit femme), mais plutôt un continuum qui va de complètement homme à complètement femme.2,3Certaines personnes se définissent « transgenre » ou « de genre non conforme » (TGNC), puisque leur identité de genre et leur expression de genre diffèrent de ce qui est considéré normatif dans la culture donnée par rapport au sexe d’assignation à la naissance.1Notre perception culturelle d’un caractère naturel, incontestable de la dichotomie homme-femme amène à considérer les variances d’identité et d’expression de genre comme des phénomènes pathologiques,2 et cela engendre une stigmatisation et une discrimination des personnes TGNC, pouvant provoquer un « stress de minorité ».4 Ce stress les rend plus vulnérables et peut induire chez eux des sy... |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=42729 |
in Revue médicale suisse > 531 (Septembre 2016) . - p. 1557-1560
[article] Réseau de soins pour patients souffrant de dysphorie de genre [texte imprimé] / Lorenzo Soldati ; Marion Hischier ; Jean-Michel Aubry . - 2016 . - p. 1557-1560. Langues : Français ( fre) in Revue médicale suisse > 531 (Septembre 2016) . - p. 1557-1560
Mots-clés : |
dysphorie de genre identité sexuelle PSYCHIATRIE |
Résumé : |
Par dysphorie de genre, on désigne la détresse due à la discordance entre l’identité de genre d’une personne et son sexe d’assignation à la naissance. La dysphorie de genre peut être atténuée par une prise en charge spécialisée et pluridisciplinaire, qui est résumée dans cet article.Malheureusement, ce trouble est encore peu connu du monde médical, ce qui amène parfois une attitude discriminante de la part des soignants et un effet plus nocif que positif de certaines prises en charge sur les patients.Face à cette constatation et aux plaintes de certains patients, nous avons décidé de créer un réseau de soins comprenant des soignants des diverses disciplines concernées. Les buts de ce réseau seront d’améliorer la qualité des soins offerts aux patients souffrant de dysphorie de genre et de devenir une référence pour la Suisse romande.
IntroductionL’identité de genre est définie comme le sentiment intrinsèque d’être un homme, une femme ou d’un genre alternatif (« garçon-fille » ou « fille-garçon », par exemple).1 En ce sens, elle ne reflète pas un concept dichotomique (soit homme, soit femme), mais plutôt un continuum qui va de complètement homme à complètement femme.2,3Certaines personnes se définissent « transgenre » ou « de genre non conforme » (TGNC), puisque leur identité de genre et leur expression de genre diffèrent de ce qui est considéré normatif dans la culture donnée par rapport au sexe d’assignation à la naissance.1Notre perception culturelle d’un caractère naturel, incontestable de la dichotomie homme-femme amène à considérer les variances d’identité et d’expression de genre comme des phénomènes pathologiques,2 et cela engendre une stigmatisation et une discrimination des personnes TGNC, pouvant provoquer un « stress de minorité ».4 Ce stress les rend plus vulnérables et peut induire chez eux des sy... |
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