[article]
Titre : |
Gastroentérite à éosinophiles |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Konstantin Burgmann ; Chritophe Brunel ; Christine Sempoux ; et al. |
Année de publication : |
2016 |
Article en page(s) : |
p. 1430-1433 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
GASTROENTERITE |
Résumé : |
L’œsophagite à éosinophiles, la gastrite, l’entérite, et la colite à éosinophiles représentent un ensemble de pathologies appartenant au groupe des « eosinophilic gastrointestinal disorders ». Contrairement à l’œsophagite à éosinophiles, qui présente une incidence en nette augmentation, la gastrite, l’entérite et la colite à éosinophiles, rassemblées sous le nom de gastroentérite à éosinophiles (GEE), sont des entités rares. Dans de nombreux cas, l’inflammation est déclenchée par des allergènes ingérés. Cet article fait le point sur les dernières connaissances concernant l’épidémiologie, les manifestations cliniques, les modalités diagnostiques et les options thérapeutiques de la GEE.
IntroductionLes polynucléaires éosinophiles (PNE) sont un sous-groupe de leucocytes présents dans de nombreux tissus. Dans le sang, ils représentent environ 1‑5 % des cellules en circulation. Ils jouent un rôle primordial dans la défense antiparasitaire, dans l’allergie et dans certaines maladies inflammatoires.1 Les PNE expriment de multiples granules cytoplasmiques contenant des molécules comme la major basic protein (MBP), la eosinophil-derived neurotoxin, des enzymes hydrolytiques et la peroxidase. D’éventuels parasites transitant dans les tissus du corps humain sont trop grands pour être phagocytés, mais peuvent être combattus grâce à ces molécules hautement toxiques. Ces molécules induisent une inflammation locale des tissus suite à la dégranulation des PNE, quelle que soit l’origine de leur activation. Sur coupe histologique, les pathologistes comptent le nombre de PNE intratissulaires par champ au grossissement 400 x (appelé high power field, HPF). Etant donné que le HPF e... |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=42708 |
in Revue médicale suisse > 528 (Août 2016) . - p. 1430-1433
[article] Gastroentérite à éosinophiles [texte imprimé] / Konstantin Burgmann ; Chritophe Brunel ; Christine Sempoux ; et al. . - 2016 . - p. 1430-1433. Langues : Français ( fre) in Revue médicale suisse > 528 (Août 2016) . - p. 1430-1433
Mots-clés : |
GASTROENTERITE |
Résumé : |
L’œsophagite à éosinophiles, la gastrite, l’entérite, et la colite à éosinophiles représentent un ensemble de pathologies appartenant au groupe des « eosinophilic gastrointestinal disorders ». Contrairement à l’œsophagite à éosinophiles, qui présente une incidence en nette augmentation, la gastrite, l’entérite et la colite à éosinophiles, rassemblées sous le nom de gastroentérite à éosinophiles (GEE), sont des entités rares. Dans de nombreux cas, l’inflammation est déclenchée par des allergènes ingérés. Cet article fait le point sur les dernières connaissances concernant l’épidémiologie, les manifestations cliniques, les modalités diagnostiques et les options thérapeutiques de la GEE.
IntroductionLes polynucléaires éosinophiles (PNE) sont un sous-groupe de leucocytes présents dans de nombreux tissus. Dans le sang, ils représentent environ 1‑5 % des cellules en circulation. Ils jouent un rôle primordial dans la défense antiparasitaire, dans l’allergie et dans certaines maladies inflammatoires.1 Les PNE expriment de multiples granules cytoplasmiques contenant des molécules comme la major basic protein (MBP), la eosinophil-derived neurotoxin, des enzymes hydrolytiques et la peroxidase. D’éventuels parasites transitant dans les tissus du corps humain sont trop grands pour être phagocytés, mais peuvent être combattus grâce à ces molécules hautement toxiques. Ces molécules induisent une inflammation locale des tissus suite à la dégranulation des PNE, quelle que soit l’origine de leur activation. Sur coupe histologique, les pathologistes comptent le nombre de PNE intratissulaires par champ au grossissement 400 x (appelé high power field, HPF). Etant donné que le HPF e... |
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