[article]
Titre : |
Répercussions psychocomportementales en périopératoire chez l'enfant. |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Didier Cohen-Salmon, Auteur |
Année de publication : |
2010 |
Article en page(s) : |
p. 289-300 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
CHIRURGIE ENFANT ANXIETE PREVENTION AGITATION TROUBLE DU COMPORTEMENT |
Résumé : |
La littérature a été analysée à l’aide de la base de données Medline depuis les années 1940, avec les mots clés suivants : enfant, opération, anxiété, agitation, troubles postopératoires, préparation, prémédication, présence parents, prévention. L’anxiété préopératoire, l’agitation du réveil et les troubles du comportement postopératoires sont les manifestations de la détresse psychologique de l’enfant opéré. L’anxiété préopératoire se manifeste surtout à l’induction. L’agitation du réveil est fréquente et partiellement indépendante de la douleur. En postopératoire, les signes les plus courants sont l’anxiété de séparation, les colères, la peur des étrangers, les problèmes alimentaires, les cauchemars et terreurs nocturnes et l’énurésie. Ils sont en règle résolutifs, mais persistent jusqu’à un an chez certains enfants. Les principaux facteurs favorisant ces troubles sont le jeune âge, les antécédents d’hospitalisations ou de soins dans de mauvaises conditions, certaines modalités d’hospitalisation, la douleur postopératoire, l’anxiété des parents et certains traits de personnalité de l’enfant. Nous disposons d’outils permettant de quantifier l’anxiété (score m-YPAS) et les troubles postopératoires (PHBQ). Un repérage des enfants à risque de troubles est envisageable dès la consultation préanesthésique. Il s’agit des enfants jeunes (avant six ans), émotifs, impulsifs et mal socialisés, et dont les parents sont anxieux. Les stratégies proposées pour minimiser le stress de l’enfant sont la préparation préopératoire, la prémédication, la présence des parents à l’induction (PPIA), ainsi que des mesures agissant sur l’environnement de l’enfant, notamment l’hypnose. Les modalités de préparation sont diverses (information, modélisation, jeux de rôle, techniques favorisant le coping), leur efficacité est prouvée en préopératoire mais pas lors de l’induction ni dans les suites. La prémédication par midazolam réduit efficacement l’anxiété préopératoire. La PPIA n’a prouvé son efficacité que dans certains contextes (parent calme/enfant anxieux) mais garde sa valeur si elle s’intègre à un programme de prise en charge du stress centré sur la famille. Elle devrait faire partie des options. La prise en considération des besoins émotionnels des enfants est partie intégrante du rôle de l’anesthésiste pédiatrique. Nous disposons d’outils et de techniques pour évaluer et prendre en charge la détresse périopératoire de l’enfant. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=42642 |
in Annales Françaises d'Anesthésie et de Réanimation > vol. 29, n° 4 [01/04/2010] . - p. 289-300
[article] Répercussions psychocomportementales en périopératoire chez l'enfant. [texte imprimé] / Didier Cohen-Salmon, Auteur . - 2010 . - p. 289-300. Langues : Français ( fre) in Annales Françaises d'Anesthésie et de Réanimation > vol. 29, n° 4 [01/04/2010] . - p. 289-300
Mots-clés : |
CHIRURGIE ENFANT ANXIETE PREVENTION AGITATION TROUBLE DU COMPORTEMENT |
Résumé : |
La littérature a été analysée à l’aide de la base de données Medline depuis les années 1940, avec les mots clés suivants : enfant, opération, anxiété, agitation, troubles postopératoires, préparation, prémédication, présence parents, prévention. L’anxiété préopératoire, l’agitation du réveil et les troubles du comportement postopératoires sont les manifestations de la détresse psychologique de l’enfant opéré. L’anxiété préopératoire se manifeste surtout à l’induction. L’agitation du réveil est fréquente et partiellement indépendante de la douleur. En postopératoire, les signes les plus courants sont l’anxiété de séparation, les colères, la peur des étrangers, les problèmes alimentaires, les cauchemars et terreurs nocturnes et l’énurésie. Ils sont en règle résolutifs, mais persistent jusqu’à un an chez certains enfants. Les principaux facteurs favorisant ces troubles sont le jeune âge, les antécédents d’hospitalisations ou de soins dans de mauvaises conditions, certaines modalités d’hospitalisation, la douleur postopératoire, l’anxiété des parents et certains traits de personnalité de l’enfant. Nous disposons d’outils permettant de quantifier l’anxiété (score m-YPAS) et les troubles postopératoires (PHBQ). Un repérage des enfants à risque de troubles est envisageable dès la consultation préanesthésique. Il s’agit des enfants jeunes (avant six ans), émotifs, impulsifs et mal socialisés, et dont les parents sont anxieux. Les stratégies proposées pour minimiser le stress de l’enfant sont la préparation préopératoire, la prémédication, la présence des parents à l’induction (PPIA), ainsi que des mesures agissant sur l’environnement de l’enfant, notamment l’hypnose. Les modalités de préparation sont diverses (information, modélisation, jeux de rôle, techniques favorisant le coping), leur efficacité est prouvée en préopératoire mais pas lors de l’induction ni dans les suites. La prémédication par midazolam réduit efficacement l’anxiété préopératoire. La PPIA n’a prouvé son efficacité que dans certains contextes (parent calme/enfant anxieux) mais garde sa valeur si elle s’intègre à un programme de prise en charge du stress centré sur la famille. Elle devrait faire partie des options. La prise en considération des besoins émotionnels des enfants est partie intégrante du rôle de l’anesthésiste pédiatrique. Nous disposons d’outils et de techniques pour évaluer et prendre en charge la détresse périopératoire de l’enfant. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=42642 |
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