[article]
Titre : |
Peut-on réduire la polypharmacie chez les patients multimorbides ? |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Nicolas Rodondi |
Année de publication : |
2016 |
Article en page(s) : |
p.427-428 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
MALADIE CHRONIQUE MEDICAMENT |
Résumé : |
Vous suivez une patiente de 79 ans connue pour une BPCO, un diabète de type 2, une ostéoporose, de l’hypertension et une arthrose du genou. Combien de médicaments faudrait-il prescrire à cette patiente ? Si l’on souhaite suivre les « guidelines », cette patiente aurait besoin en moyenne de douze substances différentes par jour.1 Ce cas a été publié en 2005, mais les « guidelines » ont peu changé depuis pour les patients multimorbides. A-t-on des études qui nous permettent de définir quels traitements profiteraient le plus à cette patiente multimorbide ? Est-ce que cette polypharmacie ne conduit pas à plus de risques d’effets secondaires que de bénéfices et peut-on la réduire sans risque ? La prise en charge des patients multimorbides entraîne souvent une importante polypharmacie. Une récente étude a montré qu’à partir de quatre comorbidités, 50 % des patients devaient prendre cinq médicaments/jour et 10 % prenaient dix médicaments/jour, proportion montant à 40 % chez les patients avec six comorbidités.2 Une étude, en Suisse, a même montré que les patients dans les EMS recevaient entre 2 et 27 médicaments/jour, avec une moyenne de 12,8/jour.3 Cette polypharmacie n’est pas sans risque, notamment chez les patients âgés avec une diminution de la fonction rénale et de la clairance hépatique, augmentant le risque d’effets indésirables. Elle peut conduire à « des cascades de prescription », avec des effets secondaires conduisant à une prescription de médicaments additionnels. Les prescriptions inappropriées sont responsables de 3 % de la mortalité des patients âgés. La polypharmacie augmente aussi les problèmes d’adhérence, les hospitalisations, les troubles cognitifs, les chutes et les fractures de la hanche. Il est aussi estimé que jusqu’à 20 % des coûts de santé évitables sont causés par le surtraitement. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=36799 |
in Revue médicale suisse > 508 (Mars 2016) . - p.427-428
[article] Peut-on réduire la polypharmacie chez les patients multimorbides ? [texte imprimé] / Nicolas Rodondi . - 2016 . - p.427-428. Langues : Français ( fre) in Revue médicale suisse > 508 (Mars 2016) . - p.427-428
Mots-clés : |
MALADIE CHRONIQUE MEDICAMENT |
Résumé : |
Vous suivez une patiente de 79 ans connue pour une BPCO, un diabète de type 2, une ostéoporose, de l’hypertension et une arthrose du genou. Combien de médicaments faudrait-il prescrire à cette patiente ? Si l’on souhaite suivre les « guidelines », cette patiente aurait besoin en moyenne de douze substances différentes par jour.1 Ce cas a été publié en 2005, mais les « guidelines » ont peu changé depuis pour les patients multimorbides. A-t-on des études qui nous permettent de définir quels traitements profiteraient le plus à cette patiente multimorbide ? Est-ce que cette polypharmacie ne conduit pas à plus de risques d’effets secondaires que de bénéfices et peut-on la réduire sans risque ? La prise en charge des patients multimorbides entraîne souvent une importante polypharmacie. Une récente étude a montré qu’à partir de quatre comorbidités, 50 % des patients devaient prendre cinq médicaments/jour et 10 % prenaient dix médicaments/jour, proportion montant à 40 % chez les patients avec six comorbidités.2 Une étude, en Suisse, a même montré que les patients dans les EMS recevaient entre 2 et 27 médicaments/jour, avec une moyenne de 12,8/jour.3 Cette polypharmacie n’est pas sans risque, notamment chez les patients âgés avec une diminution de la fonction rénale et de la clairance hépatique, augmentant le risque d’effets indésirables. Elle peut conduire à « des cascades de prescription », avec des effets secondaires conduisant à une prescription de médicaments additionnels. Les prescriptions inappropriées sont responsables de 3 % de la mortalité des patients âgés. La polypharmacie augmente aussi les problèmes d’adhérence, les hospitalisations, les troubles cognitifs, les chutes et les fractures de la hanche. Il est aussi estimé que jusqu’à 20 % des coûts de santé évitables sont causés par le surtraitement. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=36799 |
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