[article]
Titre : |
Ischémie myocardique du diabétique : apports de la scintigraphie myocardique de perfusion |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
M. Ait Idir, Auteur ; et al., Auteur ; S. Taleb, Auteur ; A. Guensi, Auteur |
Année de publication : |
2013 |
Article en page(s) : |
569-577 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
scintigraphie myocardique Diabète Ischemie |
Résumé : |
Le diabète est un facteur de risque important pourvoyeur d’ischémie myocardique. La scintigraphie myocardique de perfusion est utilisée comme un outil diagnostique et pronostique ainsi que pour le suivi post-thérapeutique de la maladie coronaire. Ses apports ont été largement documentés dans la population générale. Néanmoins, peu d’études ont été publiées chez la population diabétique. L’atteinte coronaire est plus sévère et plus fréquente chez les diabétiques. Le but de cette étude était d’évaluer l’apport de la scintigraphie myocardique de perfusion (SMP) chez les patients diabétiques explorés. Il s’agit de 44 patients diabétiques (22 femmes, 22 hommes), explorés par SMP de stress, au service de médecine nucléaire du CHU de Casablanca. Les paramètres étudiés concernaient l’âge, les antécédents d’infarctus du myocarde ou de coronaropathie, les facteurs de risque (FDR) cardiovasculaires associés, l’ancienneté du diabète, les complications liées au diabète, le traitement antidiabétique, l’indication de la scintigraphie myocardique, la présence ou non d’anomalie sur l’ECG de repos, l’existence ou non de signes cliniques typiques ou atypiques d’ischémie myocardique, les explorations et le traitement prescrit ainsi que la survenue ou non d’évènement cardiaque aigu plus tard en fonction des résultats de la SMP. Les résultats de la SMP ont été confrontés aux données cliniques, thérapeutiques et évolutives des patients. L’âge moyen des patients était de 55 ans (extrêmes : 39–75 ans), la durée du diabète était de 1 à 30 années (8,6 années en moyenne). Au moins une complication a été retrouvée chez 18 patients. La complication la plus fréquente était la rétinopathie diabétique. La SMP a été réalisée pour le diagnostic de l’ischémie dans 37 cas et pour l’évaluation du traitement anti-ischémique dans 7 cas. Une épreuve d’effort a été réalisée chez 34 patients et un test de stimulation pharmacologique dans 10 cas. Durant le suivi moyen qui était de 14,9 mois (extrêmes : 1–36 mois), 6 événements cardiaques sont survenus parmi les 44 patients. Les patients dont la SMP de stress s’est révélée anormale avaient plus souvent deux FDR cardiovasculaires ou plus associés au diabète (91,3 % vs 9,5 % chez les patients ayant une SMP normale, p < 0,001) et avaient plus souvent une rétinopathie diabétique (56,5 % vs 9,5 % chez les patients ayant eu une scintigraphie normale, p < 0,001). Les six cas ayant eu un évènement cardiaque étaient de sexe masculin (100 % vs 43 % des patients de sexe masculin n’ayant pas eu d’évènement, p < 0,01). Les patients dont la SMP de stress a révélé une ischémie au niveau de 3/17 segments ou plus avaient plus souvent présenté un évènement cardiaque lors du suivi (4/12 vs 2/32 chez les patients ayant eu une scintigraphie normale ou des défauts de perfusion de moins de 3/17 segments, p < 0,01). Au total, dans cette série, la maladie coronaire était plus fréquemment retrouvée chez les patients ayant plus de deux FDR cardiovasculaires. En outre, le risque de survenue d’événements cardiaques paraît lié à l’étendue des anomalies de fixation. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=29549 |
in MÉDECINE NUCLÉAIRE > 37, n° 12 (Décembre 2013) . - 569-577
[article] Ischémie myocardique du diabétique : apports de la scintigraphie myocardique de perfusion [texte imprimé] / M. Ait Idir, Auteur ; et al., Auteur ; S. Taleb, Auteur ; A. Guensi, Auteur . - 2013 . - 569-577. Langues : Français ( fre) in MÉDECINE NUCLÉAIRE > 37, n° 12 (Décembre 2013) . - 569-577
Mots-clés : |
scintigraphie myocardique Diabète Ischemie |
Résumé : |
Le diabète est un facteur de risque important pourvoyeur d’ischémie myocardique. La scintigraphie myocardique de perfusion est utilisée comme un outil diagnostique et pronostique ainsi que pour le suivi post-thérapeutique de la maladie coronaire. Ses apports ont été largement documentés dans la population générale. Néanmoins, peu d’études ont été publiées chez la population diabétique. L’atteinte coronaire est plus sévère et plus fréquente chez les diabétiques. Le but de cette étude était d’évaluer l’apport de la scintigraphie myocardique de perfusion (SMP) chez les patients diabétiques explorés. Il s’agit de 44 patients diabétiques (22 femmes, 22 hommes), explorés par SMP de stress, au service de médecine nucléaire du CHU de Casablanca. Les paramètres étudiés concernaient l’âge, les antécédents d’infarctus du myocarde ou de coronaropathie, les facteurs de risque (FDR) cardiovasculaires associés, l’ancienneté du diabète, les complications liées au diabète, le traitement antidiabétique, l’indication de la scintigraphie myocardique, la présence ou non d’anomalie sur l’ECG de repos, l’existence ou non de signes cliniques typiques ou atypiques d’ischémie myocardique, les explorations et le traitement prescrit ainsi que la survenue ou non d’évènement cardiaque aigu plus tard en fonction des résultats de la SMP. Les résultats de la SMP ont été confrontés aux données cliniques, thérapeutiques et évolutives des patients. L’âge moyen des patients était de 55 ans (extrêmes : 39–75 ans), la durée du diabète était de 1 à 30 années (8,6 années en moyenne). Au moins une complication a été retrouvée chez 18 patients. La complication la plus fréquente était la rétinopathie diabétique. La SMP a été réalisée pour le diagnostic de l’ischémie dans 37 cas et pour l’évaluation du traitement anti-ischémique dans 7 cas. Une épreuve d’effort a été réalisée chez 34 patients et un test de stimulation pharmacologique dans 10 cas. Durant le suivi moyen qui était de 14,9 mois (extrêmes : 1–36 mois), 6 événements cardiaques sont survenus parmi les 44 patients. Les patients dont la SMP de stress s’est révélée anormale avaient plus souvent deux FDR cardiovasculaires ou plus associés au diabète (91,3 % vs 9,5 % chez les patients ayant une SMP normale, p < 0,001) et avaient plus souvent une rétinopathie diabétique (56,5 % vs 9,5 % chez les patients ayant eu une scintigraphie normale, p < 0,001). Les six cas ayant eu un évènement cardiaque étaient de sexe masculin (100 % vs 43 % des patients de sexe masculin n’ayant pas eu d’évènement, p < 0,01). Les patients dont la SMP de stress a révélé une ischémie au niveau de 3/17 segments ou plus avaient plus souvent présenté un évènement cardiaque lors du suivi (4/12 vs 2/32 chez les patients ayant eu une scintigraphie normale ou des défauts de perfusion de moins de 3/17 segments, p < 0,01). Au total, dans cette série, la maladie coronaire était plus fréquemment retrouvée chez les patients ayant plus de deux FDR cardiovasculaires. En outre, le risque de survenue d’événements cardiaques paraît lié à l’étendue des anomalies de fixation. |
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