[article]
Titre : |
Prise en charge des complications hémorragiques graves et de la chirurgie en urgence chez les patients recevant un anticoagulant oral anti-IIa ou anti-Xa direct. Propositions du Groupe d'intérêt en Hémostase Périopératoire (GIHP) - mars 2013 |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
G. Pernod, Auteur ; et al. ; A. Godier ; Pierre Albaladejo |
Année de publication : |
2013 |
Article en page(s) : |
p. 691-700 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
ANTICOAGULANT CHIRURGIE HEMOSTASE URGENCE HEMORRAGIE |
Résumé : |
Les nouveaux anticoagulants oraux (NACO), anti-IIa ou anti-Xa directs, sont destinés à être largement utilisés dans le traitement de la maladie thromboembolique veineuse ou dans la fibrillation atriale en remplacement des antivitamines K (AVK). Comme tout traitement anticoagulant, notamment aux doses dites « curatives », ils sont associés à un risque hémorragique spontané ou provoqué. De plus, une proportion non négligeable de patients traités sera confrontée à la nécessité d'un geste invasif en urgence. Compte tenu de l'absence d'antidote spécifique, les mesures à prendre doivent être définies dans ces situations. Le peu de données disponibles ne permet pas d'émettre des recommandations, mais seulement des propositions qui seront amenées à évoluer en fonction de l'expérience accumulée. Les propositions présentées dans cet article s'appliquent au dabigatran (Pradaxa®) et au rivaroxaban (Xarelto®), les données relatives à l'apixaban et à l'edoxaban étant encore trop peu nombreuses. Pour la chirurgie urgente à risque hémorragique, il est proposé de doser le taux plasmatique du médicament. Des taux inférieurs ou égaux à 30 ng/mL, à la fois pour dabigatran et rivaroxaban, devraient permettre la réalisation d'une chirurgie à risque hémorragique élevé. Au-delà, il est convenu, dans la mesure du possible, de reporter l'intervention en surveillant l'évolution de la concentration du médicament. La conduite à tenir est alors définie selon le NACO et sa concentration. Si le dosage du médicament n'est pas disponible immédiatement, des propositions « dégradées » sur la base de tests usuels, TP et TCA, sont présentées. Ces tests ne permettent cependant pas d'évaluer réellement ni la concentration de médicament, ni le risque hémorragique qui en dépend. En cas d'hémorragie grave dans un organe critique, il est proposé de réduire l'effet du traitement anticoagulant par l'utilisation d'un médicament procoagulant non spécifique en première ligne [concentrés de complexe prothrombinique activé (FEIBA® 30-50 U/kg) ou non activé (CCP 50 U/kg)]. En dehors de cette situation, pour tout autre type d'hémorragie grave, l'administration d'un médicament procoagulant, potentiellement thrombogène chez ces patients, sera discutée en fonction du taux de NACO et des possibilités d'hémostase mécanique. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=27010 |
in Annales Françaises d'Anesthésie et de Réanimation > vol. 32, n° 10 (Octobre 2013) . - p. 691-700
[article] Prise en charge des complications hémorragiques graves et de la chirurgie en urgence chez les patients recevant un anticoagulant oral anti-IIa ou anti-Xa direct. Propositions du Groupe d'intérêt en Hémostase Périopératoire (GIHP) - mars 2013 [texte imprimé] / G. Pernod, Auteur ; et al. ; A. Godier ; Pierre Albaladejo . - 2013 . - p. 691-700. Langues : Français ( fre) in Annales Françaises d'Anesthésie et de Réanimation > vol. 32, n° 10 (Octobre 2013) . - p. 691-700
Mots-clés : |
ANTICOAGULANT CHIRURGIE HEMOSTASE URGENCE HEMORRAGIE |
Résumé : |
Les nouveaux anticoagulants oraux (NACO), anti-IIa ou anti-Xa directs, sont destinés à être largement utilisés dans le traitement de la maladie thromboembolique veineuse ou dans la fibrillation atriale en remplacement des antivitamines K (AVK). Comme tout traitement anticoagulant, notamment aux doses dites « curatives », ils sont associés à un risque hémorragique spontané ou provoqué. De plus, une proportion non négligeable de patients traités sera confrontée à la nécessité d'un geste invasif en urgence. Compte tenu de l'absence d'antidote spécifique, les mesures à prendre doivent être définies dans ces situations. Le peu de données disponibles ne permet pas d'émettre des recommandations, mais seulement des propositions qui seront amenées à évoluer en fonction de l'expérience accumulée. Les propositions présentées dans cet article s'appliquent au dabigatran (Pradaxa®) et au rivaroxaban (Xarelto®), les données relatives à l'apixaban et à l'edoxaban étant encore trop peu nombreuses. Pour la chirurgie urgente à risque hémorragique, il est proposé de doser le taux plasmatique du médicament. Des taux inférieurs ou égaux à 30 ng/mL, à la fois pour dabigatran et rivaroxaban, devraient permettre la réalisation d'une chirurgie à risque hémorragique élevé. Au-delà, il est convenu, dans la mesure du possible, de reporter l'intervention en surveillant l'évolution de la concentration du médicament. La conduite à tenir est alors définie selon le NACO et sa concentration. Si le dosage du médicament n'est pas disponible immédiatement, des propositions « dégradées » sur la base de tests usuels, TP et TCA, sont présentées. Ces tests ne permettent cependant pas d'évaluer réellement ni la concentration de médicament, ni le risque hémorragique qui en dépend. En cas d'hémorragie grave dans un organe critique, il est proposé de réduire l'effet du traitement anticoagulant par l'utilisation d'un médicament procoagulant non spécifique en première ligne [concentrés de complexe prothrombinique activé (FEIBA® 30-50 U/kg) ou non activé (CCP 50 U/kg)]. En dehors de cette situation, pour tout autre type d'hémorragie grave, l'administration d'un médicament procoagulant, potentiellement thrombogène chez ces patients, sera discutée en fonction du taux de NACO et des possibilités d'hémostase mécanique. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=27010 |
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