[article]
Titre : |
Conduite rationnelle de l'antibioprophylaxie : revue systématique en chirurgie carcinologique ORL |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
M. Garnier, Auteur ; J.-P. Fulgencio, Auteur ; C. Blayau, Auteur ; et al., Auteur |
Année de publication : |
2013 |
Article en page(s) : |
p. 315-324 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
ANTIBIOPROPHYLAXIE ORL CHIRURGIE ANTIBIOTHERAPIE INFECTION BLOC OPERATOIRE CARCINOME |
Résumé : |
L’antibioprophylaxie en chirurgie carcinologique ORL diminue l’incidence des infections du site opératoire (ISO). Toutefois, dans certaines chirurgies à risque, réalisées sur des terrains favorisants, avec persistance d’un ensemencement salivaire postopératoire, la question du choix entre antibioprophylaxie et antibiothérapie curative se pose. Nous avons mené une démarche pluridisciplinaire visant à un consensus local en adéquation avec les bonnes pratiques. Pour cela, une revue systématique de la littérature selon les recommandations PRISMA a été réalisée pour répondre aux questions des indications respectives de l’antibioprophylaxie et de l’antibiothérapie curative, de la durée optimale de l’antibioprophylaxie et de la nature de l’antibioprophylaxie en chirurgie carcinologique ORL. À l’issue de ce travail, il apparaît que les patients bénéficiant d’une procédure carcinologique ORL de classe Altemeier 2 à 3 doivent bénéficier d’une antibioprophylaxie peropératoire restreinte aux 24 premières heures postopératoires. Il n’a pas été démontré de bénéfice à sa prolongation au-delà de ces 24 heures. Les associations de molécules à privilégier sont « amoxicilline + acide clavulanique » et « clindamycine + gentamicine ». Toutefois, le niveau de preuve concernant les chirurgies les plus délabrantes à haut risque d’ISO apparaît inférieur à celui concernant les chirurgies carcinologiques cantonnées au pharynx ou au larynx, rendant souhaitable la réalisation de nouvelles études randomisées de forte puissance chez ces patients. Il convient enfin de rappeler que l’antibioprophylaxie doit s’intégrer dans un ensemble de mesures préventives des ISO comportant une prise en charge générale du patient, des mesures d’hygiène peropératoires et une surveillance postopératoire attentive des signes d’ISO. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=26923 |
in Annales Françaises d'Anesthésie et de Réanimation > vol. 32, n° 5 (Mai 2013) . - p. 315-324
[article] Conduite rationnelle de l'antibioprophylaxie : revue systématique en chirurgie carcinologique ORL [texte imprimé] / M. Garnier, Auteur ; J.-P. Fulgencio, Auteur ; C. Blayau, Auteur ; et al., Auteur . - 2013 . - p. 315-324. Langues : Français ( fre) in Annales Françaises d'Anesthésie et de Réanimation > vol. 32, n° 5 (Mai 2013) . - p. 315-324
Mots-clés : |
ANTIBIOPROPHYLAXIE ORL CHIRURGIE ANTIBIOTHERAPIE INFECTION BLOC OPERATOIRE CARCINOME |
Résumé : |
L’antibioprophylaxie en chirurgie carcinologique ORL diminue l’incidence des infections du site opératoire (ISO). Toutefois, dans certaines chirurgies à risque, réalisées sur des terrains favorisants, avec persistance d’un ensemencement salivaire postopératoire, la question du choix entre antibioprophylaxie et antibiothérapie curative se pose. Nous avons mené une démarche pluridisciplinaire visant à un consensus local en adéquation avec les bonnes pratiques. Pour cela, une revue systématique de la littérature selon les recommandations PRISMA a été réalisée pour répondre aux questions des indications respectives de l’antibioprophylaxie et de l’antibiothérapie curative, de la durée optimale de l’antibioprophylaxie et de la nature de l’antibioprophylaxie en chirurgie carcinologique ORL. À l’issue de ce travail, il apparaît que les patients bénéficiant d’une procédure carcinologique ORL de classe Altemeier 2 à 3 doivent bénéficier d’une antibioprophylaxie peropératoire restreinte aux 24 premières heures postopératoires. Il n’a pas été démontré de bénéfice à sa prolongation au-delà de ces 24 heures. Les associations de molécules à privilégier sont « amoxicilline + acide clavulanique » et « clindamycine + gentamicine ». Toutefois, le niveau de preuve concernant les chirurgies les plus délabrantes à haut risque d’ISO apparaît inférieur à celui concernant les chirurgies carcinologiques cantonnées au pharynx ou au larynx, rendant souhaitable la réalisation de nouvelles études randomisées de forte puissance chez ces patients. Il convient enfin de rappeler que l’antibioprophylaxie doit s’intégrer dans un ensemble de mesures préventives des ISO comportant une prise en charge générale du patient, des mesures d’hygiène peropératoires et une surveillance postopératoire attentive des signes d’ISO. |
Permalink : |
http://cdocs.helha.be/pmbgilly/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=26923 |
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